Posté le 05.05.2008 par rclens62
Prêté à Lens cet hiver par l'Olympique lyonnais, Loïc Rémy souhaiterait rester au sein du club artésien sous la forme «d'un nouveau prêt». «J'aimerais faire une saison complète à Lens, a-t-il expliqué à L'Equipe. A Lyon, vu le potentiel, c'est difficile de l'envisager. Si Ben Arfa ou Govou s'en vont, une porte pourrait s'ouvrir. Mais la solution la plus judicieuse, c'est de rester un an de plus à Lens. Je pourrai progresser et reviendrai à Lyon en 2009, en pleine confiance». Les dirigeants lensois possèdent une option d'achat fixée à dix millions d'euros pour s'attacher définitivement les services du joueur âgé de 21 ans. Depuis son arrivée en janvier, il a disputé 8 matches de Ligue 1 et inscrit trois buts.
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Posté le 05.05.2008 par rclens62
Au-delà du résultat sportif, face à Monaco, le Racing club de Lens a connu une nouvelle désillusion. Vitorino Hilton, mais surtout Aruna Dindane ont dû quitter le terrain prématurément, victime d’une entaille au cuir chevelu pour le premier, d’une rupture des ligaments croisés antérieurs pour le second. Jean-Marc Larborderie, médecin du club, revient sur ces deux cas et les retours de Loïc Rémy et Adama Coulibaly. Bulletin de santé…
Quelles sont les dernières nouvelles de Vitorino Hilton ?
Il a eu droit à 22 points de suture à la suite d’une coupure de 25 à 26 centimètres au niveau du cuir chevelu. Désormais, Il n’y a pas d’autre solution que d’attendre la cicatrisation en veillant à ce que la plaie ne s’infecte pas. Mais, à partir du moment où la blessure est propre et qu’il n’y a plus de saignement, il n’y a plus qu’à patienter afin que la peau cicatrise. Je ne sais pas encore dans quelle situation nous allons nous trouver pour le déplacement à Lille, médicalement parlant, mais le paramètre de l’appréhension est également à prendre en ligne de compte. Le poste et le jeu d’Hilton nécessitent qu’il joue souvent de la tête et cela risque d’être juste pour que la cicatrisation soit assurée. Il s’agit d’une grosse entaille, un véritable scalpe ! Nous allons donc suivre l’évolution de la blessure. J’attends de le voir, ce mardi, pour juger de son état psychologique. Je l’ai eu aujourd’hui au téléphone (dimanche) et il m’a dit que tout allait bien. Mais il était en famille, pas encore projeté dans le prochain match. C’est lorsqu’il sera dans cette perspective et ce contexte qu’il peut avoir quelques réticences.
Les images de saignement et de sa sortie du terrain étaient assez impressionnantes. Hilton n’a pas eu de vertige ou d’autres contrecoups ?
Non. Cette coupure du cuir chevelu a dû lui procurer une sensation de chaud et les saignements étaient effectivement impressionnants, mais c’est « normal » pour ce type de blessure. Théoriquement, on enlève les points de suture, au visage pour une entaille superficielle, au bout de cinq jours. Mais pour le cas particulier d’Hilton, cela peut prendre un peu plus de temps.
Le port d’un casque est-il envisageable ?
Théoriquement oui. C’est médicalement imaginable, mais je ne suis pas certain qu’Hilton l’accepte. Autant, pour un gardien de but, cette solution est envisageable, autant un joueur de champ a besoin de toutes ses sensations de toucher. Surtout pour un arrière central. Bref ! Entre la crainte possible d’une réouverture de la plaie et l’impossibilité de porter un casque, il n’y a pas de solution miracle. Nous en saurons plus, dès mardi, en constatant déjà la progression de la cicatrisation et l’état psychologique d’Hilton. Ça se jouera sur et dans la tête !
Dans le jeu, Hilton a été remplacé par Adama Coulibaly que l’on savait, lui aussi, blessé. Quel a été son débriefing d’après-match ? Comment va-t-il ?
Il va bien. Aucun problème à signaler du côté d’Adama à l’issue du match. Pour la petite histoire, nous avons eu le nez creux sur cette affaire ! Puisque vendredi, nous l’avons incité à aller s’entraîner avec le groupe alors qu’Adama hésitait encore. Mais nous savions que cela se jouait essentiellement dans la tête. Or le dernier entraînement de la semaine est théoriquement le plus léger, une journée idéale pour une reprise. Et bien nous en a pris, puisqu’Adama a pu aborder sa rentrée sur le terrain sans appréhension, sûr de sa capacité à jouer. Heureusement pour l’équipe !
Quoi qu’il arrive, le week-end prochain, nous aurons donc une défense axiale composée de spécialistes en la personne d’Adama Coulibaly et Milan Bisevac, même si Hilton reste indisponible. C’est plutôt rassurant.
Absolument. Même si Hilton n’est pas là, on peut être confiant pour samedi prochain.
On en vient à la blessure la plus grave, celle d’Aruna Dindane. Quel est le diagnostic définitif ?
Il s’agit d’une rupture des ligaments croisés antérieurs du genou gauche. Sur un duel épaule contre épaule, Aruna est bousculé de droite à gauche et au moment de poser son pied, le genou rentre à l’intérieur. Son tibia pivote, tandis que son pied est fixé au sol. C’est à ce moment là que le ligament s’est mis en tension extrême et qu’il a lâché. C’est exactement le même mécanisme que le ski lorsque le genou rentre à l’intérieur alors que le pied est coincé dans la chaussure. Le diagnostic pour Aruna est clinique avec les tests classiques dits « tiroir ». Il n’y a donc pas d’autres solutions, pour Aruna, que de se faire opérer. C’est un ligament trop important, nécessaire à la stabilité du genou. Il va subir une IRM pour, à la fois confirmer le diagnostic clinique, et pour identifier l’endroit exact de la rupture.
Sous quel délai, Aruna doit-il être opéré ?
Il reste, avec nous, en observation pendant une semaine. La suite classique d’une rupture des ligaments du genou, c’est une inflammation. Ce qui était le cas d’Aruna, ce matin (dimanche). Or l’opération est impossible dans ces circonstances, sous peine de perte d’amplitude de l’articulation concernée. On se laisse donc une semaine pour vérifier que son genou dégonfle normalement. Aruna ira voir le chirurgien, à Marseille, mardi prochain.
Ensuite, ce sera six mois de rééducation ?
Le terme classique est fixé à six mois. Mais Aruna est un joueur très musclé. C’est un énorme avantage. La récupération en sera d’autant plus « facile », à la condition qu’il ne perde pas trop de muscle. Pour autant, il faudra rester prudent. Il faut compter six à sept mois pour qu’Aruna retrouve le chemin des terrains.
Aruna, de part sa morphologie, dispose donc d’un avantage ?
Absolument. D’autant que j’avais déjà remarqué qu’à l’occasion d’une précédente opération du tibia, il avait très peu dé-musclé. C’est un temps de renforcement musculaire gagné. Perdre du muscle, c’est rapide. En gagner, c’est beaucoup plus long. Toutefois, pour ce type de blessure, il faut compter quatre mois incompressibles post-opératoires. L’opération consiste à remplacer le ligament rompu, soit à l’aide du tendon rotulien (KJ), soit à l’aide des tendons latéraux (DIDT) dits pate d’oie.
Lorsqu’il a réalisé la gravité de la blessure, comment allait Aruna sur le plan mental ?
Il revenait bien. Il était logiquement très affecté. Il y a le mythe du croisé antérieur chez le footballeur. Le monde du football est petit et ils se connaissent tous. Chacun à un ami qui a subi ce type de blessure. Et c’est quasiment la pathologie qui nécessite le plus de temps d’arrêt. C’est pratiquement lui qui nous a fait le premier diagnostic, avant même que je ne le fasse. Il était vraiment perdu. Il a longtemps cherché une raison en culpabilisant sur son geste technique. Pour Aruna, c’était mentalement très dur. Il a refait une bonne centaine de fois l’action dans sa tête. C’est évidemment très dur à admettre. Désormais, il faut absolument qu’il s’accroche et qu’il se reprenne psychologiquement. Il va avoir besoin de soutien et nous serons évidemment là pour lui. Je suis certain qu’il reviendra encore plus fort.
Quand on dit que les sportifs de haut niveau se blessent rarement par hasard. Qu’est-ce-que cela t’inspire dans le cas d’Aruna Dindane ?
C’est exact. Ils ne se blessent jamais par hasard. Il y a toujours une raison. Dans le cas précis d’Aruna, il va falloir creuser car il est très important qu’on le sache. Ce paramètre est essentiel dans le cadre de sa guérison. Ça a été le cas pour Loïc Rémy. On a beaucoup parlé et écouté. Nous sommes le staff médical du corps et de la tête. C’est ce que j’appelle le management médical. Parfois, si le corps est opérationnel, l’esprit ne l’est pas. C’est pour cela que l’on parle souvent de bulle autour du sportif de haut niveau. Il faut énormément dialoguer pour instaurer un climat de confiance mutuelle. Ensuite, on se fixe ensemble des objectifs à court, moyen et plus long terme. Cela passe par des repères et des dates clé. Il faut agir vite et au plus prêt du joueur pour éviter qu’il ne se perde. Cerner l’état d’esprit du joueur, sur le moment, permet aussi d’identifier son « mental de compétiteur ». Faut-il lui mettre plus de pression ou au contraire le rassurer ? L’idéal étant d’anticiper. C’est toute la complexité de la tâche d’un staff technique, mais en même temps, c’est ce qui rend les choses passionnantes. Finalement, il faut trouver les bons mots, pour positiver le joueur à travers le discours.
Pour finir, un mot sur l’état de santé de Loïc Rémy ?
Il a pu se tester en match. Désormais, il faut qu’il joue. J’ai discuté avec lui à la mi-temps et à la fin du match, et tout va bien.
Posté le 04.05.2008 par rclens62
Tenu en échec par Monaco (0-0) dans un Stade Bollaert comble, le RC Lens n'est pas plus avancé que Toulouse ou Paris dans sa quête du maintien avant ses deux derniers matchs à Lille et face à Bordeaux. «On a encore toutes les cartes en main», explique Loïc Rémy, de retour après la longue indisponibilité engendrée par sa blessure à la cheville en finale de la Coupe de la Ligue face à Paris. «Il reste deux matches, on va les jouer à fond. Face à Monaco, on a joué de bonnes phases, on a créé du jeu. La suite va être difficile face à Lille, qui est en confiance, et Bordeaux, qui jouera peut-être le titre.»
Quant au président lensois, Gervais Martel note que «sur l'investissement et l'état d'esprit des joueurs, je n'ai rien à dire. Ce n'est jamais facile de perdre des éléments majeurs en début de match. J'ai une pensée pour Aruna (NDLR : Dindane). La situation reste compliquée, mais aussi pour nos adversaires directs. Je ne crois pas que le calendrier du Téfécé ou du PSG soit moins compliqué que le notre. Si on avait gagné ce soir, on n'aurait pas non plus été sauvés. Il ne faut pas se soucier de ce que font Paris ou Toulouse.»
Enfin, Eric Carrière, qui disputera théoriquement face au LOSC et au Girondins ses deux derniers matches avec le maillot sang et or, se satisfait du fait de ne pas avoir reculé au classement. «C'est déjà ça. Evidemment, ce n'est pas le résultat que l'on souhaitait. On a fait preuve d'une belle débauche d'énergie mais le résultat n'est pas à la clef. Si on avait mené, cela aurait été plus facile, évidemment. Si on gagne les deux derniers matches, il y a de grandes chances pour que l'on se maintienne. Les blessures, c'est à l'image de notre saison. On espère que la scoumoune va se terminer. On ne lâche pas, c'est le statu quo. On a les cartes en main.»
Posté le 04.05.2008 par rclens62
Enorme coup dur pour le Racing Club de Lens, qui va devoir se passer pour les deux dernières journées de Championnat et même sans doute pour les six prochains mois de son attaquant Aruna Dindane. L'international ivoirien, blessé en tout début de match contre Monaco (0-0), souffre d'une rupture des ligaments antérieurs du genou gauche et sera opéré mardi.
Autre mauvaise surprise pour les Sang et Or, la blessure du défenseur central Vitorino Hilton. Le Brésilien s'est fait poser 22 points de suture sur la tête. Des crampons monégasques sont passés par là...
Posté le 04.05.2008 par rclens62
Dans un match où le sort se sera acharné sur eux avec les sorties sur blessure, en première mi-temps, de Dindane et Hilton, les Lensois ne seront pas parvenus à trouver la faille face à de vaillants Monégasques (0-0). Avec l’autre match nul de ce samedi entre Toulouse et Paris (1-1), c’est un statu quo qui marque cette 36e journée en bas de classement de L1. Il reste au Racing deux difficiles rendez-vous pour sauver sa place au sein de l’élite : un déplacement à Lille et la réception de Bordeaux...
Il aurait pu être là. Il n’est finalement pas venu. Eu égard à un emploi du temps extrêmement chargé, le président Sarkozy n’aura finalement pas profité des tribunes de Bollaert sous le soleil. Il restera donc un match au président français pour assister à une rencontre à Lens, ce sera face à Bordeaux le 17 mai prochain. En revanche, les joueurs sang et or ont, quant à eux, tout fait pour répondre à l’invitation à rester en L1 la saison prochaine en affichant un état d’esprit irréprochable de la première à la 90e minute… même si ce match s’est finalement soldé par un nul. Des regrets donc, puisque Lens aurait pu prendre une avance sensible sur ses poursuivants immédiats, mais pas d’amertume tant le peuple lensois, supporters et joueurs en tête, ont poussé dans le même sens, ce soir. « Difficile de jouer face à une équipe regroupée derrière qui n’attend que de pouvoir contrer », déclarera JPP à l’issue du match.
Lens porté vers l’attaque
Le tandem Daniel Leclercq – Jean-Pierre Papin ne nous a pas réservé de réelle surprise d’avant-match quant à la composition du Racing club de Lens, au coup d’envoi. Milan Bisevac a suppléé Coulibaly (légèrement blessé) dans l’axe, aux côtés de Hilton. L’entrejeu était composé d’un trio "Carrière - Kovacevic - Lacourt". Trois hommes chargés de distiller les meilleurs ballons pour Monterrubio à gauche, Boukari à droite et Aruna Dindane, une nouvelle fois seul en pointe. Côté monégasque, Ricardo a dû faire face à une pléiade de forfaits puisque Pokrivac et Pérez étaient suspendus, Piquionne, Gakpé, Bernardi et Roma étaient de leur côté aux abonnés absents pour cause de blessure.
Dindane et Hilton hors jeu
Les conditions de jeu étaient idéales puisque, Bollaert plein comme un œuf pouvait hurler son soutien aux joueurs lensois dans un climat presque estival. Et les joueurs du Racing, manifestement conscients du caractère crucial que revêtait ce match, sans être paralysés par l’enjeu, démarraient cette rencontre sur les chapeaux de roue. En effet, dès les premières actions de jeu, on sentait les lensois bien dans leur sujet. Audacieux dans le domaine offensif et appliqués sur le registre défensif, le match des joueurs lensois ne pouvait pas mieux commencer. Du moins, jusqu’à la première minute et demi de cette rencontre, puisque Aruna Dindane se blessa au genou gauche (ligaments croisés) en voulant empêcher un ballon de filer en sortie de but. Poisse quand tu nous tiens ! L’Ivoirien fût donc logiquement remplacé, poste pour poste, par Toifilou Maoulida.
Pourtant, loin de se laisser abattre par ce nouveau coup du sort, les hommes de Jean-Pierre Papin poursuivaient leurs efforts. Eric Carrière hérita de la première occasion, aux vingt mètres, dès la cinquième minute de jeu. Monaco répondit, quatre minutes plus tard, par l’intermédiaire de Nenê, maître passeur et déjà décisif à de nombreuses reprises cette saison. Mais ce premier avertissement resta sans frais, le ballon passant juste au dessus de la cage de Runje. Mais ce fut là, l’une des deux seules occasions de l’AS Monaco pendant cette première période. Car l’essentiel des actions fut lensois. A la douzième minute, Razak Boukari, sur un dégagement du portier lensois, dévia la balle vers le but monégasque, mais Ruffier s'en saisit juste devant Toifilou Maoulida. Quatre minutes plus tard, l’attaquant lensois remit le couvert ou plutôt la tête, cette fois-ci juste au dessus du but. Rassuré par le jeu produit par son équipe, le public lensois vibrait et s’enflammait sur une tentative de lob-centre de Milan Bisevac. Mais comme Audard quelques semaines plus tôt, le talentueux et prometteur Stéphane Ruffier sortait le grand jeu. Pour le plus grand désarroi d’Olivier Monterrubio auteur d’une splendide frappe à la vingt-cinquième minute. Monterrubio intenable, deux minutes plus tard, frappait juste à côté des cages monégasque, alors qu’Eric Carrière, en position d’avant-centre avait intelligemment temporisé avant d’adresser la passe parfaite au gaucher lensois.
Puis de fut la crise. La crise de nerfs à la demi-heure de jeu, lorsqu’Hilton se blessa à son tour. Victime d’un pied haut de Gonzales dans la surface du Rocher, le brésilien dût sortir, amoché et longuement soigné par le staff médical lensois, à l’endroit exact où Aruna avait été ausculté quelques minutes auparavant. « Popo » Coulibaly fit donc son entrée dans l’axe, ovationné dès son entrée en jeu. Le Racing décidemment pas vernis, il devenait impératif de se rassurer rapidement au tableau d’affichage afin d’éviter un nouveau coup de malchance. Ce que faillit faire Maoulida, très bien servi par Monterrubio, si Ruffier ne s’était pas interposé. Malheureusement, en dépit de l’outrageante domination sang et or, les Lensois ne parvinrent pas à ouvrir le score durant les quarante-cinq premières minutes. Lacourt tenta bien sa chance de loin dans les arrêts de jeu, mais le score en resta là.
Toulouse et Paris partagent les points, Lens domine
A la reprise, les lensois regagnaient la pelouse de Bollaert, après avoir appris que Toulouse et Paris s’étaient quittés sur un score de parité (1-1). Un résultat plutôt bon pour les Lensois, à en croire les viva d’un public toujours aussi magique. A croire que la terminologie de douzième homme a été inventée pour eux. Pourtant, c’est bien Monaco qui se montrait dangereux en début de seconde période. Djamel Bakar manquant de peu le cadre artésien. Bakar encore lui, qui sans un retour hallucinant de Nadir Belhadj, aurait pu crucifier les joueurs lensois. Belhadj ! Belhadj ! Monterrubio ! Monterrubio ! Carrière ! Carrière ! Le public avait beau scander le nom de ses valeureux, les minutes passaient sans que les écrans géants n’inscrivent le moindre changement au tableau d’affichage. Toujours 0-0 à l’heure de jeu et plus aucun ongle à ronger…
La surprise du chef
A la 61e minute de jeu, Perreira eut l’occasion d’ouvrir le score pour Monaco en décochant une jolie frappe côté droit. Mais Runje, intraitable, se montrait lui aussi à la hauteur. Et puis ce fut la surprise du chef et l’entrée de Loïc Rémy à la place de Razak Boukari (63e). Incertain à cause d’une cheville toujours douloureuse, Rémy retrouvait le terrain après un mois d’absence. Et les Lensois continuaient de pousser, essentiellement par des frappes lointaines mais non cadrées (Monterrubio, 77e, Rémy, 78e, et Bisevac, 79e). Toujours dominateurs, les hommes de Jean-Pierre Papin et Daniel Leclercq ne parvenaient pas à s’approcher assez de la surface pour tromper la vigilance de Stéphane Ruffier. A trop vite vouloir marquer, nos Lensois manquaient parfois de précision, notamment dans le dernier geste. Et lorsque le speaker du stade Bollaert annonça les deux dernières minutes de temps additionnel qu’il restait à jouer, le score était toujours nul et vierge. Un dernier corner monégasque fit bien passer un frisson sur Bollaert mais le Racing club de Lens et l’AS Monaco en restèrent finalement là. Les Sang et Or empochent un seul petit point mais restent au contact de leur adversaires directs pour le maintien, avant de se déplacer à Lille et de recevoir Bordeaux pour la dernière journée de championnat. Ricardo et ses hommes assurent leur maintien.
Jean-Pierre Papin : « [faisant référence à la blessure d’Aruna Dindane, puis à celle de Vitorino Hilton] Au bout de trois minutes, tous nos plans sont foutus en l’air. Tout ce que l’on avait prévu est tombé à l’eau. Il fallait prendre des points aujourd’hui, et l’on perd rapidement deux joueurs importants… Ce qu’il faut surtout retenir, c’est l’état d’esprit de chacun. C’est le même qu’il faudra avoir à Lille et face à Bordeaux lors de la dernière journée… Ce soir, on s’est attaqué à un mur qui ne cherchait que des opportunités de contres. Mais il faut continuer à aller de l’avant, et y croire toujours. Nous sommes à 180 minutes de la fin du championnat, et c’est lors de ces 180 minutes que tout va se jouer… Peu importe le score qu’il y a eu entre Toulouse et Paris aujourd’hui, c’est avant tout sur nous qu’il faudra compter. »
Daniel Leclercq : « C’est seulement un point de pris… mais c’est déjà un point !... On n’a pas été mis dans les meilleures conditions après les blessures de deux de nos joueurs cadre. La poisse nous poursuit. On avait avant tout misé sur l’offensive, et la blessure d’Aruna Dindane, dès la deuxième minute, a été un coup dur... Même si Toifilou Maoulida a fait une très bonne entrée, tous nos plans ont été revus. Je retiens avant tout l’état d’esprit. On a évité le pire, et on a su écarter cette poisse qui ne nous lâchait pas concernant le score. On a juste manqué de réalisme et d’opportunisme. Il va falloir se lâcher à Lille. Ce n’est pas simple, bien sûr, mais l’équipe a toujours mieux joué quand il y avait de l’enjeu. »
Posté le 02.05.2008 par rclens62
Jean-Pierre Papin a convoqué un groupe de vingt joueurs pour le match de la 36e journée de Ligue 1 Orange disputé face à l'AS Monaco, ce samedi 3 mai à 20h au stade Félix-Bollaert...
Liste des joueurs retenus : Le Crom, Runje ; Belhadj, Bisevac, Coulibaly, Demont, Hilton, Laurenti, Ramos ; Carrière, Keita, Kovacevic, Lacourt, Monterrubio, Sablé ; Boukari, Dindane, Maoulida, Monnet-Paquet, Rémy.
Kader Mangane, victime de douleurs musculaires derrière la cuisse a été mis au repos.
Ricardo a convoqué un groupe de 19 joueurs à l'occasion du déplacement à Lens, ce samedi...
Le groupe monégasque : Vallaurio, Ruffier - Adriano, Cufré, Modesto, Sambou, Monsoreau, Bolivar, Berthod - Fabio Santos, Leko, Martin, Gonzalez, Mongongu, Nenê, Meriem - Bakar, Ménez, Pinau.
Blessés : Roma (commotion cérébrale), Bernardi (cheville), Piquionne (genou), Gakpé (genou), Almiron (quadriceps)
Suspendus : Pokrivac, D.Perez.
Choix de l'entraîneur : Vallaurio, Lescure, Joneleit, Muratori.
Posté le 02.05.2008 par rclens62
Avant la réception de Sochaux, et ses deux buts inscrits, Aruna Dindane n’avait plus marqué en championnat depuis le 8 décembre 2007, pour la venue du Mans à Bollaert (1-3). L’attaquant ivoirien revient sur cette traversée du désert et cette confiance qui ne l’a jamais vraiment quitté...
Aruna, en inscrivant ce doublé face à Sochaux, tu as signé ton retour, confirmé par une nouvelle réalisation au Mans. Tu sembles être sorti de la période difficile consécutive à ton retour du Ghana où tu as disputé la Coupe d’Afrique des Nations. Avec le recul, comment as-tu vécu ces trois derniers mois ?
Depuis mon retour de la CAN, rien n’a été facile. Je sors effectivement d’une période difficile à vivre. J’ai laissé beaucoup de forces pendant cette compétition, tant physiquement que mentalement. Avec la sélection nationale, nous avons effectué une grosse préparation physique puisque nous étions favoris de la compétition. Toute l’équipe s’était mise en tête de remporter la CAN mais à la clé, ce fut une énorme déception. Je ne vous cache pas que cet échec fut dur à digérer, d’autant que physiquement j’ai laissé beaucoup là-bas, avec la chaleur notamment. D’un côté, j’étais très content d’être de retour à Lens puisque je retrouvais mes potes qui avaient fait de belles performances pendant le mois de janvier, mais de l’autre, j’ai accusé le coup physiquement. Quand tu quittes une région du monde où il fait 30°C et que tu arrives en France en plein hiver, tu y laisses des plumes. En ce qui me concerne, cela m’a fait très mal.
C’est ce qu’on appel un vrai coup de fatigue, physique et moral ?
C’est clair, c’est tout à fait cela ! Il m’a d’abord fallu trois semaines pour récupérer, mais je n’ai rien voulu montrer, ni me plaindre. Je n’ai rien dit à personne parce que j’avais à cœur de me mettre à disposition de l’équipe.
Tu as marqué ton vrai retour à Lorient. On a retrouvé un « Aruna » incisif qui n’a manqué que de réussite.
Oui. Quand j’y repense, cela n’a vraiment pas été facile. Je sentais bien que cela allait moins bien, et très vite les critiques se sont abattues sur moi. Je l’accepte, c’est normal. On attendait beaucoup de moi, et je n’ai pas su répondre immédiatement présent. Je n’ai pas pu être tout de suite à la hauteur de ce qu’on attendait de moi. Les avis changent tellement vite. Tout d’un coup, tu n’es plus bon à rien, tu joues mal, comme si on avait fait table rase du passé, même proche. Si un joueur doit être préparé à ce type de jugement, tu ne peux pas rester insensible et faire comme si de rien était. Ça te rentre dans la tête et malgré toutes les précautions, tu ne peux pas te boucher les oreilles ! Lorsqu’il y a un article de presse négatif, lorsqu’on parle de toi en mal, ou quand tu te fais siffler, tu comprends vite ce que l’on pense de toi et de tes prestations. Pourtant, j’étais préparé à ce type de situation, sachant parfaitement à quoi m’attendre, tout en ayant à l’esprit qu’il ne s’agissait que d’un passage… un coup de moins bien. Je n’ai pas changé et je ne changerai jamais. J’en suis incapable. Sur le terrain, j’ai mon jeu et mon style. C’est ce qui m’a amené à Lens, et je ne vois pas pourquoi je devrais changer. Je connais mes qualités et même dans les moments difficiles, je vais toujours m’appuyer dessus...
Pour revenir sur mon départ à la CAN, lorsque j’ai appris que Toifilou Maoulida et Loïc Rémy arrivaient à Lens, j’étais très content. Je me suis dit « voilà des joueurs qui connaissent bien le championnat et qui n’auront aucun souci d’acclimatation pour apporter rapidement à l’équipe ». Or, les faits et les résultats ont prouvé qu’ils étaient largement à la hauteur. Ils ont été très bons. Mais ensuite, nous sommes retombés dans nos travers, et c’est devenu à nouveau compliqué.
Pour revenir sur ta sortie de période difficile, je voulais que tu me parles de ton émotion, de ton sentiment lorsque tu as marqué ce doublé face à Sochaux. On t’a vu profondément touché, voire mystique après chaque réalisation.
Je suis croyant et je prie beaucoup. Pendant la période difficile que j’ai traversée, je me suis toujours dit « Dieu éprouve toujours ses enfants. Dieu t’impose toujours des épreuves pour voir si tu crois vraiment en lui ». J’ai donc traversé un temps d’épreuves et j’ai continué de croire en Dieu. J’ai eu bien raison de ne pas trop douter malgré les critiques. Pendant cette période je me suis essentiellement appuyé sur ma famille et sur Dieu. Ce qui ne rentrait pas à Lorient, bascule aujourd’hui d’un rien dans le bon sens. J’y vois un signe.
Dieu et ton expérience de joueur ! J’imagine que ce n’est pas la première fois de ta carrière que tu vis ce type de situation ?
Cela fait sept ou huit ans que je suis professionnel, et j’ai régulièrement vécu des moments de doute. Au final, cela ne peut que te renforcer et te rendre plus performant. Mon expérience m’a permis de me forger une carapace et les critiques arrivent, tapent et rebondissent. Il ne faut surtout pas l’interpréter comme de la suffisance ou de la prétention mais, aujourd’hui, j’ai une juste dose de confiance en moi qui me permet de ne pas m’enfermer dans le doute. Le piège serait d’essayer de jouer contre nature pour forcer la sortie de crise.
A titre personnel, tu t’es donc sorti d’une zone délicate. Le club n’a qu’à suivre ton exemple.
Nous n’allons pas nous voiler la face, c’est vraiment une saison difficile. Ce qui nous a fait très mal, ce sont les matches où nous avons encaissé un but en toute fin de rencontre. A l’image de la finale de la coupe de la Ligue au stade de France. Metz, Marseille, Caen, Toulouse, ont été autant de coups durs. Sans être fataliste, il faut bien que cela t’arrive un jour ou l’autre. Une saison ou l’autre. C’est clair que cela va être difficile jusqu’au bout, mais il est hors de question de baisser les bras ! Même un seul !...
Lorsque je quitte la maison pour l’entraînement, je suis toujours heureux de venir. Malgré la situation, je ressens toujours cette joie lorsque j’arrive à la Gaillette. A aucun moment, je n’ai pensé que nous pouvions descendre. Je n’ai aucun doute là-dessus. Nous, les joueurs, allons tout faire pour assurer le maintien. Je sais que c’est difficile pour les supporters, mais il faut qu’ils y croient, maintenant plus que jamais !
Aruna, tu fais partie des anciens du Racing. Le joueur cadre que tu es, a-t-il pris la parole dans le vestiaire récemment ?
Je suis de ceux qui prouvent par les actes plutôt que par la parole. Je veux dire par là que je ne suis pas un grand orateur. Je préfère m’exprimer sur le terrain, et mes actes parlent pour moi. Je m’attache principalement à être irréprochable dans mon travail plutôt que de me lancer dans un exercice où je n’excelle pas. Si je suis un leader, et que j’assume pleinement mes responsabilités, c’est plutôt sur le terrain. Je veux avant tout être l’exemple à suivre en match et à l’entraînement. Seydou (Keita) avait cette force et cette qualité d’orateur et de leader de vestiaire. Moi pas. En plus, pour un attaquant, c’est difficile de prendre la parole. C’est un poste très exigeant qui suscite beaucoup d’attentes. Un attaquant est déjà très exposé et, selon moi, ça n’est pas à lui de prendre la parole dans le groupe. Cela n’engage que moi, mais c’est ma façon de voir les choses.
Penses-tu que la course au maintien, pour l’ensemble des équipes concernées, se jouera sur d’autres paramètres que le jeu à proprement parlé ?
C’est clair qu’à ce stade, cela ne se jouera plus seulement sur le football pratiqué. Le résultat de nos trois derniers matches va reposer sur notre capacité à faire preuve d’une très grosse solidarité. Tout va se jouer dans la tête ! C’est la première fois de ma carrière que je joue le maintien et c’est un exercice particulièrement difficile. Mais j’ai confiance ! (sourire) Et pour un attaquant, c’est très important…
En tout cas, il est hors de question qu’on revive une saison pareille. J’ai la conviction que le groupe sortira plus fort de cette épreuve.
Posté le 02.05.2008 par rclens62
«Tous les espoirs sont permis.» La phrase est de Daniel Leclercq. Le directeur technique lensois sait que le Racing jouera une grande partie de son avenir en Ligue 1 dès ce samedi, contre Monaco. Il sait surtout qu'il lui sera ensuite difficile de rattraper le coup en cas de défaite face aux Asémistes.
La raison ? Un programme dantesque avec un court déplacement au Stadium Nord face à Lille ou la visite, en fermeture de championnat, de Bordeaux. Autant en profiter au maximum pendant que Toulouse et Paris en découdront, pendant qu'il en est encore temps. «Lens est le seul club qui peut prendre neuf points sur les trois derniers matchs ce qui, mathématiquement, est impossible pour Paris ou Toulouse», avance Gervais Martel. «Mais on ne doit pas forcément s'occuper de ce qui va se passer à Paris, Toulouse, Strasbourg, voire Auxerre.»
Le président lensois a suffisamment de choses à faire dans son club pour ne pas se disperser. Il a momentanément mis de côté tout ce qui ne concerne pas la situation sportive des Sang et Or, à savoir les questions de lobbying pro-PSG («Les gens qui s'expriment prennent leurs responsabilités dans leurs paroles.») ou les suites de l'affaire de la banderole du Stade de France («On ne doit pas se préoccuper de tout cela. On communiquera quand il sera le moment de communiquer. De toute façon, il y a un appel du PSG et on doit se concentrer sur ce qui nous attend de formidable à jouer, même si c'est dur à jouer.»).
Bollaert à guicherts fermés, comme souvent
En revanche, il espère que ses joueurs sauront s'appuyer sur le soutien inconditionnel de la quarantaine de milliers de supporters qui s'entasseront dans les travées de Bollaert pour se donner enfin une vraie bouffée d'air. En cas de défaite, l'antre nordiste promet en revanche de gronder. «Ces gens ont une bonne connaissance du football. Ils savent que nous sommes en difficulté. Ils ont besoin d'un club comme Lens en Première Division. Je ne suis pas du tout surpris qu'on se trouve avec un match qui se jouera à guichets fermés. Ca fait partie du fonctionnement logique et cela fait partie des valeurs qu'on aime, qui sont les véritables valeurs du Nord Pas-de-Calais.»
Reste qu'avec 38 points, comme Paris et Toulouse, les Sang et Or ne sont pas encore sortis d'affaire. S'ils marquent des buts, ils en encaissent bien plus, et le comportement de l'arrière-garde lensoise offre tout sauf des gages d'assurance. A ce sujet, la dernière sortie au Mans, samedi dernier (3-2), a été extrêmement inquiétante. «Je fais confiance aux joueurs», termine Martel. «Je pense qu'ils sont extrêmement concernés, concentrés sur leur situation. Je pense qu'ils ont envie, tous ensemble, de pouvoir rendre au club ce que le club leur a donné. C'est un point extrêmement positif que j'ai dans la tête aujourd'hui.»
Posté le 02.05.2008 par rclens62

L1 ou L2 ? C'est évidemment la question centrale à Lens. Même si Gervais Martel afirme que, quoi qu'il arrive, "ce ne sera pas la grandre braderie". A cette première inconnue succède une seconde : quid de Jean-Pierre Papin, et plus largement du tandem Papin-Leclercq ? Le druide n'a cessé de répeter qu'il n'était pas revenu à Lens pour s'assoir sur sur le banc mais pour mettre en place une politique sportive. En même temps, il ne cesse d'entrenir un certain flou, peut-être pour conserver une marge de manoeuvre et de liberté. Il affirmait il y a peu n'avoir toujours pas signé de contrat. Malgrè ces incertitudes, le départ des deux têtes d'affiche du club, Aruna Dindane et Hilton, parait acquis. Pour ce dernier, Monaco et Marseille sont très attentifs. Quant à l'Ivoirien, même si Gervais Martel a affirmé qu'aucun accord n'avait été conclu lors des prêts de Belhadj et Rémy, la rumeur Lyon persiste. L'OL a placé la barre à 10M d'euros. Trop cher pour Lens mais négociable si Dindane entre en jeu. En cas de départ d'Hilton, la piste Pascal Cygan, en fin de contrat à Villareal, et connaisseur de la région, puisque ancien Lillois, pourrait être activée. Autre piste suivie en cas de maintien, le retour de Stephane Dalmat qui a conservé un bon souvenir de son passage à Lens. Mais avant toute idée de renfort, Lens va devoir gérer ses possibles retours de prêts : Aubey (Portsmouth pourrait cependant lever son option d'achat), Akalé (OM), Jemaa (Caen), Vignal (Southampton), pour ne citer que les plus gros salaires. Eric Carrière, en fin de contrat et qui intéresse Caen, et Julien Sablé, peu utilisés, pourraient quant à eux changer d'air.
Posté le 01.05.2008 par rclens62
Guillaume Warmuz nous donne son avis sur la situation du Racing. Alors que Lens s'apprête à recevoir un club qu'il connait bien, "Gus" nous livre son sentiment avant une fin de saison qui s'annonce stressante...
Les problèmes défensifs de Lens
Cette équipe de Lens qui était parvenue à s’imposer face à Sochaux avait montré de belles choses. Même si cela s’était révélé difficile par instants face aux Sochaliens, la victoire était au bout de cette rencontre et c’était bien là l’essentiel. Mais, au Mans, ce fut la rechute. Une semaine a suffi à replacer le Racing devant ses difficultés. Au niveau défensif, il y a notamment eu de gros problèmes constatés. Il n’y a pas d’explications rationnelles à cette situation. C’est certainement un mélange de manque de concentration et d’état d’esprit friable.
Les Lensois ont peur
On sent une vraie appréhension chez cette équipe lensoise. Jouer le maintien, cela fait peur. Et cette peur inhibe, ça c’est certain. Il faut que cette équipe, malgré le contexte, parvienne à se libérer. Tout dépendra de la volonté collective à sortir de cette peur. Il y a aussi ce problème de « bloc équipe ». L’équilibre parfait n’est pas simple à trouver. Tous les entraîneurs savent ça. Mais entre une formation qui ne doit pas trop attaquer et une qui ne doit pas trop défendre, ce n’est franchement pas évident. Aujourd’hui, et j’ai entendu Vedran Runje à ce sujet, il faut des points. Et, pour cela, il faut trouver l’orientation qui va permettre d’en prendre. Car il ne reste que trois matches…
La lutte pour le maintien
Au niveau de la qualité des adversaires à affronter, je pense que le calendrier de Lens est le plus difficile. Mais il est peut-être plus favorable globalement par rapport au PSG car les Lensois recevront deux fois à Bollaert. C’est d’ailleurs en cela qu’on doit prendre conscience de l’importance de la réception de Monaco. Les rencontres étaient capitales jusqu’ici. Celle de samedi est tout bonnement cruciale. Si Lens ne bat pas Monaco, il aura forcément une pression encore plus forte avant le match suivant. Ses adversaires directs auront l’occasion d’être encore à portée. Et comme le match suivant, c’est un derby à Lille… Ce sera très difficile. Pour moi Strasbourg est en Ligue 2. Auxerre, avec 41 points, va se sauver. Il reste une place de relégable pour trois clubs : Toulouse, Lens et Paris.
Monaco, l’adversaire
Tout dépend de quel Monaco se déplacera à Bollaert samedi. Si c’est celui qui a évolué face à l’OM et qui s’est logiquement incliné à domicile dimanche (2-3), Lens s’en sortira en effectuant un gros pressing sur les Monégasques. En revanche, si c’est celui qui s’est imposé à Nice il y a quinze jours (2-0), ce sera une autre paire de manches ! Tous ces paramètres sont à prendre en compte. Monaco a une vraie identité de jeu depuis toujours. Et quand l’ASM le met en pratique, cela peut être très dangereux. D’ailleurs, Monaco et Bordeaux, qui seront les deux visiteurs de Bollaert avant la fin du championnat, sont deux belles équipes qui pratiquent un beau football. Lens devra sortir le grand jeu dans ces deux rencontres.
L’importance du public
Personnellement, je vis cette fin de saison comme tous les supporter lensois. J’espère que les joueurs vont sortir le club d’où ils l’ont placé. Ce week-end, tout le monde va être présent pour soutenir le Racing Club de Lens. Contre Sochaux, Lens a réussi à s’imposer car son public a été présent jusqu’au bout. Il faudra encore l’être samedi face à Monaco. Quoiqu’il arrive dans cette partie, que les événements soient positifs ou négatifs, les supporters Sang et Or ne devront pas lâcher. Tout le peuple lensois doit être derrière sa formation. Samedi plus que jamais !