Posté le 01.05.2008 par rclens62
Formé au FC Sochaux, Camel Meriem est passé par Bordeaux et Marseille. A bientôt vingt-neuf ans, ce milieu de terrain talentueux évolue à Monaco. Souffrant d’une otite, la semaine dernière, il n’a pas pu jouer contre Marseille et à vu les siens s’incliner à domicile 2-3. Avec 43 points, Camel Meriem ne s’estime pas tout à fait sauver et viendra à Lens pour glaner les derniers points du maintien...
Camel, comment allez-vous ? Il me semble que vous aviez une otite ?
Oui exactement. Je n’ai pas pu jouer le match contre Marseille, mais je vais mieux. J’ai pu reprendre l’entraînement, normalement, ce matin (mercredi) et je pense pouvoir jouer samedi. Le groupe avait repris l’entraînement mardi, puisque nous avions joué dimanche, pendant que de mon côté, je reprenais la course.
Justement le groupe monégasque, comment se porte t-il ?
Notre saison a été difficile… Nous considérons encore que nous ne sommes pas sauvés ! Nous avons encore besoin d’un point ou trois pour définitivement souffler. Nous sommes toujours concernés par le maintien. Du coup, nous travaillons encore très sérieusement à l’entraînement pour arracher une dernière victoire et être définitivement à l’abri dans la course au maintien.
Avec 43 points, vous vous considérez encore en danger ?
Cela peut aller très vite. Si nous perdons trois matchs, et que nos poursuivants remportent les leurs, nous pouvons encore nous retrouver en mauvais posture. C’est pour cela que, pour assurer notre maintien, il nous faut encore un point. Mais au-delà du bilan, nous essaierons de finir la saison le mieux possible.
Monaco, depuis Strasbourg, voyage plutôt bien …
Oui, c’est vrai que nos derniers déplacements à Strasbourg et à Nice étaient plutôt bons. Du coup, nous restons plutôt sur une bonne série à l’extérieur, maintenant il va falloir confirmer à Lens. Ce qui ne va pas être facile, puisque les lensois ont eux aussi besoin de points de façon urgente.
Doit on conclure que Monaco est une équipe plus à l’aise lorsqu’elle n’a pas à faire le jeu ?
Possible. Nous avons pas mal de difficultés à domicile pour imposer notre jeu. A l’extérieur, bien souvent, nous n’avons pas cette obligation de faire le jeu. Du même coup, nous sommes bien mieux organisés et nous arrivons à exploiter les contres avec de bons joueurs offensifs. C’est la raison essentielle de notre réussite à l’extérieur cette saison.
Changement de sujet. Parlez moi du Racing club de Lens et du regard que vous portez sur ce club cette saison ?
Pour moi, c’est un peu incompréhensible… Au regard de la qualité de l’effectif global et de la qualité individuelle de certains joueurs, c’est incroyable que Lens, à trois journées de la fin, se retrouve dans la position qui est la sienne. Je ne me permettrais surtout pas de juger le groupe puisque je ne le vis pas de l’intérieur. Je ne connais pas son mode de fonctionnement. Mais, il est clair que pour eux, la saison complète aura été compliquée. Mais je les vois bien s’en sortir malgré tout !
Avez-vous vu les derniers matchs du Racing club de Lens ?
Oui, j’ai vu quelques matchs. On sent une équipe qui doute et qui est en perte de confiance. Lorsqu’on est dans cette situation, au classement ça penche toujours dans le mauvais sens. Par exemple, à Lorient, les Lensois auraient largement mérité de gagner et, finalement, ils perdent à cinq minutes de la fin…C’est vraiment le lot des équipes mal classées. Quand ça ne va pas, rien ne va.
Vous allez passer d’un stade Louis II rarement plein, à un stade Bollaert archi comble pour l’occasion, est-ce un paramètre que vous craignez ?
Cela n’est pas pour nous déplaire. Bien au contraire ! Nous préférons jouer dans une ambiance de feu que dans un stade à moitié vide. Surtout à Bollaert, quoi qu’il arrive, c’est toujours un plaisir. Pour nous, ce n’est pas un problème…
Quand arrivez-vous dans la région ?
Vendredi, en fin d’après-midi.
Merci Camel ! Je vous donne rendez-vous samedi à 20h à Bollaert…
Ça marche, à samedi. Au revoir.
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Posté le 01.05.2008 par rclens62
Le Paris SG a interdiction de jouer la saison prochaine la coupe de la Ligue...
Je ne souhaite pas faire de commentaires sur cette décision. J'en ferai à la fin du championnant. Je pense que, de toutes façons, ils ne changeraient rien. Pour l'instant, je préfère mettre toute mon énergie au service de mon club et du match à venir face à Monaco.
Les supporters lensois réagiront-ils, samedi, à cette décision ?
Je pense que les supporters attendent avant tout que le club se sorte de la situation dans laquelle il se trouve. J'espere que les supporters vont garder leur énergie pour encourager les joueurs. Mais je ne sais pas si cette banderole sera digérée un jour. Nous l'avons tous dans nos têtes.
Cela vous donne t-il envie de vous remotiver pour garder votre fierté ?
« Remotiver » n'est pas le mot juste puisque nous avons la motivation ! Même si cette histoire de banderole est importante et restera gravée à jamais dans nos têtes, il faut qu'aujourd'hui nous nous concentrions sur l'essentiel : le match de samedi. Nous pourrons revenir sur ce qui s'est passé au stade de France, à la fin du championnat.
Vous avez un petit avantage sur vos concurrents directs...
Nous n'avons pas d'adversaires directs. Contrairement à Paris et Toulouse, nous avons la possibilité de prendre neuf points en trois matchs. Mais nous ne devons pas trop nous occuper des équipes adverses. Le mot d'ordre est de gagner le match face à Monaco sans se mettre de pression idiote et supplémentaire. Les joueurs, le staff, l'ensemble des dirigeants... nous connaissons très bien notre position au classement ainsi que le nombre de points que nous avons. Nous avons trois étapes à franchir mais nous devons d'abord nous projeter sur la première, qui se fera à Bollaert, sous le regard d'un public fantastique.
Etes-vous totalement confiant ?
Bien sûr ! Cela va être quelque chose d'excitant à jouer. Le sport est aussi fait de moments d'angoisse, mais c'est aussi cela qui fait le charme. Quand on arrive en fin de saison, on dit souvent qu'il y a beaucoup de matchs qui comptent pour du beurre. Les joueurs pensent aux vacances, etc... Aujourd'hui, c'est loin d'être le cas.
Avez-vous été inquiét par rapport à votre public ?
Je n'ai jamais d'inquiétudes ! C'est un public de connaisseurs et qui a toujours été là, notamment dans les moments difficiles. C'est ce que l'on attend des gens. Pendant les moments qui ont été un peu spéciaux pour le Racing, je pense à la fin de saison 97, on a pu compter sur eux ! Aujourd'hui, c'est encore le cas.
Est-ce la saison la plus difficile que vous connaissiez ?
Cette saison a des caractéristiques dont on se souviendra encore dans quelques années. Ce n'est pas un échapatoire, mais je pense qu'il y a des gens qui vivent des situations plus difficiles que celles d'un président du Racing club de Lens. Il faut tout remettre dans le contexte. Il y a des situations qui n'ont pas été faciles mais cela nous permet de réfléchir, de voir les choses différemment et donc d'agir différemment. Il faut rebondir !
Posté le 01.05.2008 par rclens62
Olivier, Lens est la seule équipe de bas de tableau qui puisse prendre neuf points en trois matchs.
Nous espérons pouvoir prendre tous ces points ! Nous allons d'abord commencer par la rencontre face à Monaco et tout faire pour gagner ce match. Nous allons nous concentrer que sur-nous même, surtout que nous avons notre destin en main ! Nous aimerions être sauvé et avoir l'esprit tranquille mais il faut faire avec. Il faut prendre exemple sur la rencontre face à Sochaux et ne rien regretter à la fin du match !
Une victoire face à Monaco peut être synonyme de grand pas vers le maintien ?
Un grand pas oui, mais rien ne sera acquis. Il faut faire ce grand pas et aller chercher aussi une victoire à Lille. Le dénouement sera connu après le match face à Bordeaux.
Avez-vous la volonté ?
Bien sûr. Comme face à Sochaux. Il faut essayer de faire un gros match collectivement et mettre un but de plus que l'adversaire. Monaco n'est pas loin de nous. Ils leur faut aussi un résultat pour obtenir le maintien définitif. Ils vont venir ici pour prendre des points.
Que pensez-vous de l'équipe monégasque ?
Il y a beaucoup d'individualités. Ils ont quelques difficultés au niveau collectif. Nous devons donc prendre en compte ce point.
Au début de la saison, vous aviez des problèmes offensifs. Et maintenant, ils sont plutôt défensifs.
Nous n'avons pas d'explications à cela. Nous prenons beaucoup de buts, ce qui n'est pas de la faute de la défense mais de l'équipe. Cela commence par nous, les attaquants, qui devons bien défendre pour soulager les défenseurs. Peut être que nous ne le faisons pas assez bien et, que sur les coups de pied arrêtés, nous ne sommes pas assez rigoureux aussi. Nous allons essayer de rectifier cela samedi. Il faut que nous communiquons mieux et que nous nous partageons les taches. Il reste trois matchs pour mettre un but de plus que l'adversaire !
Posté le 01.05.2008 par rclens62
Daniel, on rentre dans un sprint final ?
C'est la dernière ligne droite ! Nous n'avons plus que trois matchs à jouer et quels matchs importants ! Tous les espoirs sont permis. Nous ne sommes pas les plus mal lotis, alors pourquoi se prendre la tête ? Il y en a qui aimerait être à notre place.
En regardant tout ce qu'il s'est passé, quelle conclusion tirez-vous ?
Elle est toute simple. Il faut gagner ce match et nous verrons la suite. Il ne faut pas se poser de questions. Il faut se lâcher tout en restant attentif et concentré. Au départ, on est programmé pour faire les choses que l'on nous demande. Je fais en sorte de penser, de dire et faire ce que je dis, tout simplement.
Vous n'osez pas imaginer la descente en Ligue 2 ?
Non ! Il ne faut pas y penser et la mettre dans l'esprit des joueurs ! Nous sommes conscients, un peu plus chaque jour, des difficultés. Mais il ne faut pas se mettre de pression supplémentaire !
Avez-vous des problèmes pour convaincre les joueurs ?
Pas du tout ! Nous faisons en sorte de faire des séances dans lesquelles l'application doit être énorme et où l'investissement doit être de plus en plus concentré sur un sujet.
Vous allez avoir besoin, samedi, du public lensois.
Nous avions besoin de lui hier, avant-hier et nous aurons besoin de lui demain et après-demain... Comme toujours ! Il fait partie intégrante du club ! Nous allons jouer, samedi, à guichet fermés. C'est extraordinaire ! C'est se rendre compte, encore une fois, de tout l'intérêt de rester en Ligue 1 ! C'est une belle expérience. C'est ce que je disais aux joueurs, avant de jouer Sochaux, je me rend compte que c'est quand même très important une place en Ligue 1 !
Posté le 01.05.2008 par rclens62
Treize jeunes du collège Paul Langevin d'Avion ont réussi un formidable challenge : créer leur mini-entreprise. Avec l'aide de leurs professeurs, l'Association « Entreprendre pour apprendre » et d'intervenant du Racing club de Lens, Footique Emotion est né !
Quelques élèves de quatrième et de troisième ont eu comme projet de créer une mini-entreprise. Ils ont pu ainsi toucher à de nombreux domaines tels que la finance, le juridique, le commerce... C'est un panel de métiers qui permet peut être à certains de trouver leur voie dans le monde du travail. Footique Emotion, dont ils ont eux même étudié le nom et le logo, est un projet à long terme puisque ce sont les futurs élèves qui prendront le relais et qui auront pour tâche de faire vivre la petite sœur de la filiale du Racing club de Lens, Emotion Foot. Maintenant que la mini-entreprise, qui siège dans une salle du collège, est créée, ses jeunes chefs d'entreprise n'ont plus qu'un mot à la bouche : bénéfices !
Ce mardi 29 avril, au collège Paul Langevin d'Avion, avait lieu l'inauguration de Footique Emotion. Elèves, parents, professeurs et partenaires du projet étaient présents. Partenaires dont fait partie le Racing club de Lens représenté, ce mardi soir, par Stéphane Desreumaux, directeur général - filiales et ressources humaines du Racing, Kader Mangane et Kévin Monnet-Paquet, joueurs lensois, et bien sûr Alain Dhennin, responsable de la filiale Sang et Or Diffusion, qui a tenu un rôle important dans ce projet...
Alain Dhenin, responsable de la filiale Sang et Or Diffusion
« A l'origine c'est Sandrine Cardon, responsable pédagogique de la formation du Racing club de Lens, qui a lié les ponts enter le collège et le Racing. Elle est venue me voir pour me parler du projet du collège Paul Langevin. Ils voulaient me rencontrer pour savoir si nous pouvions monter un projet ensemble. Je suis donc allé voir le président Gervais Martel et Stéphane Desreumaux, directeur général - filiales et ressources humaines du Racing, pour le leur proposer. Comme c'est pour la formation de jeunes et que je pouvais investir un peu de temps, ils m'ont tout de suite donné leur accord ! Tous les mardis de 14h à 17h, pendant la période scolaire, je venais au collège pour leur donner des cours, une formation, faire des mises en phase et des tests... Nous avons vraiment été jusqu'au bout de la démarche.
Cette démarche leur a surtout permis de se fédérer autour d'un vrai projet. C'était agréable, même si au début c'était difficile pour eux. Mais ils avaient un projet clair dans leur tête. Ils ont pu comprendre que sans travail, il n'y a rien de possible, et qu'à un moment ou un autre, il faut se creuser la tête. Ce que j'ai surtout essayé de faire, c'est de les freiner plutôt que de les pousser. Je prends toujours l'exemple de la pêche pour l'expliquer : il y a deux façons de former un pêcheur. La première c'est de lui donner une canne, un hameçon, une ligne... Moi, je suis plutôt du genre à demander ce qu'il faut pour pêcher et, une fois que la personne m'a répondu, lui dire d'aller chercher elle-même les outils pour pêcher ! C'est avec cette méthode que nous avons travaillé, avec les professeurs et les élèves. Je pense que cela a donné des résultats.
Cela apporte aussi, pour le Racing club de Lens, une image différente chez les enfants. Aujourd'hui, il y a 2000 élèves qui vont voir nos produits. Mais, surtout, ils vont les voir à travers des valeurs de formation et d'accompagnement et non plus, pour certains, penser que le club ce n'est que des joueurs avec de grosses voitures. Il y a eu un vrai travail et une formation ! »
Posté le 01.05.2008 par rclens62
Suite à la banderole injurieuse déployée lors de la finale de la Coupe de la Ligue PSG-Lens, la Commission de Discipline a exclu le club parisien de l'édition 2008/2009 de la Coupe de la Ligue.
Le Paris-SG a été exclu mercredi soir de la Coupe de la Ligue pour la saison 2008-2009 par la commission de discipline de la LFP, qui a rendu son verdict dans l'affaire de la banderole anti-Ch'tis déployée par les supporters du PSG lors de la finale de la Coupe de la Ligue contre Lens du 29 mars. Le PSG est donc préservé d'une sanction pour cette saison. Un retrait de point(s) aurait été dramatique pour le club de la capitale, qui lutte pour son maintien en Ligue 1.
«Le retrait de points ne s'imposait pas, a expliqué le président de la commission, Jacques Riolacci, car la connotation raciste n'a pas été établie. La commission de discipline n'a pas trouvé dans la banderole des éléments purement racistes qui nous aurait conduit à enlever des points au PSG. Il est incontestable que s'en prendre à une communauté, à un ensemble de population qui revendique un mode de vie et une identité commune, s'apparente à une forme de xénophobie, a ajouté M. Riolacci. Le distinguo est très subtil, d'ailleurs, le procureur de la République de Bobigny a basé son enquête sur la provocation à la haine et à la violence ».
Le président de la commission a reconnu par la suite la responsabilité du PSG : «Les enquêtes judiciaires ont établi que la responsabilité de supporters de la mouvance la plus dure du PSG était établie», a ajouté M. Riolacci. «Le club est responsable de ses supporters, à domicile comme à l'extérieur. La responsabilité du PSG est donc incontestable (la banderole a été faite dans les locaux du Parc des Princes). » Le Paris-SG a réagi en s'opposant à cette sanction. Le club de la capitale compte tout faire pour annuler la décision.
Le Conseil d'Etat se penche sur les Boulogne Boys
Par ailleurs, le Conseil d'Etat a examiné un recours des Boulogne Boys contre la dissolution de leur association, décrétée le 17 avril. Le groupe de supporters avait décidé lundi d'une saisine en référé pour plaider l'urgence du maintien du droit à se réunir à trois journées de la fin du championnat de L1. Face à un juge unique, qui rendra sa décision vendredi - avant que le Conseil d'Etat examine le cas sur le fond dans plusieurs semaines -, l'avocat de l'association, Me Jean-Jacques Gatineau, s'en est pris mercredi au «flou artistique» du décret de dissolution
Posté le 29.04.2008 par rclens62
Le match Lens-Monaco, du samedi 3 mai 2008, marque le lancement du e-ticket à Bollaert ! Sur lensbillet.com, il est désormais possible (en tribunes Lepagnot Honneur et Xercès/Marek uniquement) d’imprimer directement son billet à domicile. Cette option est disponible dès J-7 et jusqu’au coup d’envoi du match !...
Comment obtenir le e-ticket ?
Sept jours avant le match, auquel vous voulez assister, au stade Félix Bollaert :
Commandez votre place de match sur la billetterie en ligne www.lensbillet.com.
A l'étape "paiement" sécurisé, indiquez que vous voulez le e-ticket. 1 €uro supplémentaire par e-ticket.
Vous recevz un mail de confirmation avec, en pièce jointe, un ticket possédant un code-barres (un e-ticket par places achetées).
Imprimez le e-ticket. Deux conditions essentielles :
Disposer du logiciel « Acrobate Reader ». Pour le télécharger gratuitement cliquez ici.
Avoir une imprimante disposant d’une bonne qualité d’impression (vérifier l’état de la cartouche d’encre).
Comment utiliser le e-ticket ?
Le jour du match, rendez-vous au guichet de votre tribune (une porte sera dédiée au e-ticket). Votre e-ticket sera ensuite scanné. Attention, vous avez jusqu'à 15 minutes avant le coup d'envoi de la rencontre pour le faire valider !
Quel est l'intêret du e-ticket ?
C'est un gain de temps énorme ! Plus de queue à faire !
Posté le 27.04.2008 par rclens62
Les journées de championnat se suivent et ne se ressemblent pas. Alors que Paris avais pris l’eau et que Lens s’était imposé à domicile face à Sochaux, lors de la 34e journée de Ligue 1, la tendance s’est inversée.
En effet, à l’occasion de la 35e journée de championnat, les hommes de Paul Le Guen se sont largement rassurés en s’imposant 3-1 face à Auxerre et le Racing club de Lens s’est incliné sur la pelouse du Mans 3-2. Heureusement pour les Artésiens, Lille a battu Toulouse 3-2 et Strasbourg a été étrillé à Rennes 3-0. Le Racing, toujours 17e au classement, à égalité de points avec Toulouse et Paris (38 points) continue de se faire peur dans la course au maintien…
Une nouvelle soirée difficile pour les joueurs, les supporters et le club lensois. Alors que les Sang et Or avaient réussi, le week-end passé, à briser la spirale infernale de dix matchs sans succès, ils ont une nouvelle fois, subit les affres de la défaite… au Mans. Défaits trois buts à deux, le Racing club de Lens n’inscrit donc aucun point, samedi soir, et pointe toujours à une dangereuse 17e place au classement à égalité de points avec Paris, vainqueur d’Auxerre et Toulouse battu par Lille. Il faut dire que ces Lensois avaient la pression avant même le début de la rencontre, spectateurs de la victoire et du réveil du Paris SG au Parc. Pourtant, à l’entame du match, l’équipe de Jean-Pierre Papin et Daniel Leclercq semblait plutôt bien en place. Une équipe inédite, puisque Jonathan Lacourt était titularisé au côté du sénégalais Kader Mangane dans l’entrejeu. Nenad Kovacevic suspendu, le jeune lensois faisait donc son grand retour parmi l’effectif pro. En défense, Milan Bisevac avait été préféré à Fabien Laurenti pour occuper le côté droit de la défense artésienne. Pour le reste, pas de réelle surprise avec, en défense, Vitorino Hilton et Adama Coulibaly dans l’axe, épaulé, côté gauche par Nadir Belhadj. Eric Carrière devait, quant à lui, animer un jeu offensif composé de Razak Boukari à droite, Olivier Monterrubio à gauche et Aruna Dindane, seul en pointe. Côté manceau, pas de surprise, excepté, peut-être, la titularisation de Saber Ben Frej, recruté en janvier dernier par le MUC, à la place de Jean Calvé, blessé.
« La douche froide en six minutes »
« Ne rien lâcher et jouer à l’italienne : tu marques un but et tu fermes le jeu », avait déclaré Vedran Runje en avant-match. Oui, mais à condition d’inscrire le premier but. Or, après une entame de match plutôt équilibrée, avec une bataille sévère en milieu de terrain, c’est finalement les hommes de Rudy Garcia qui ont posé le pied sur le ballon. Rapidement, Romaric et ses coéquipiers ont mis en difficulté les Lensois, en réalisant notamment un pressing haut, empêchant les relances de qualité. Mieux encore, le MUC a pu s’appuyer sur un Matsui étincelant pour ouvrir le score puis doubler la marque en à peine six minutes. A la 20e minute de jeu, alors que le Racing semblait redevenir maître du jeu, le joueur japonais hérite d’un centre venu de la droite pour décocher une volée splendide, en pleine lucarne. Vedran Runje, impuissant, ne pouvait que constater les dégâts et aller chercher, une première fois, la balle au fond de ses filets. Six minutes plus tard, Matsui, virevoltant, parvenait à se défaire, une nouvelle fois, du marquage de Milan Bisevac et à glisser la balle entre les jambes du portier lensois. A la demi-heure de jeu, on a craint le pire pour Lens. Lens incapable de se remettre de ce double coup de bambou. Un début de soirée bien sombre, d’autant que dans le même temps, Toulouse ouvrait la marque face à Lille. Mais c’était sans compter sur un Razak Boukari des grands soirs. Même si le jeune lensois, a parfois laissé certains observateurs dubitatifs, il a été, ce samedi soir, l’un des Lensois les plus en vue du match. Razak Boukari, donc, et l’indispensable Aruna Dindane. Car à la 34e minute de la partie, l’Ivoirien permettait aux siens d’y croire encore. Sur une frappe lointaine contrée de Jo’ Lacourt, Aruna Dindane récupérait la balle au point de pénalty et la logeait, d’une frappe puissante, dans la lucarne droite de Pelé. A ce moment de la partie, on se disait alors que tout restait possible d’autant que le Racing continuait de pousser, dominant largement le dernier tiers de cette première période. Un espoir ravivé par l’écrasant retour de Lille face à Toulouse 3-1.
« Basa crucifie Lens »
Au retour des vestiaires, nous étions alors beaucoup à penser que Lens, s’il continuait sur ce rythme, finirait bien par revenir au score et pourquoi pas l’emporter. C’était sans compter sur un Basa, « vendangeur » de rêves, qui crucifiait Vedran Runje à à peine quatre minutes, après que monsieur Jaffredo eut donné le coup d’envoi de la seconde période. « Nous savions que cela allait être difficile. Nous avons essayé de ne pas lâcher. Mais, nous prenons un but en début de seconde période alors que nous avions bien terminé la première période. Cela nous a redonné confiance face au Mans. Quand on prend autant de buts c’est difficile de s’imposer», tels furent les mots d’Eric Carrière à l’issue de la rencontre. Difficile, en effet de courir après ce score, d’autant que les hommes de Rudi Garcia faisaient jouer leur expérience, auteurs de nombreuses fautes en milieu de terrain. Des coups francs, dans l’ensemble, mal exploités par les Lensois qui ne parvenaient pas à recoller au score malgré leurs efforts. Pourtant, Kevin Monnet-Paquet, entré à l’heure de jeu à la place de Kader Mangane, redonnait des couleurs à ses coéquipiers alors qu’il restait cinq minutes dans le temps règlementaire. A la suite d’une parade autoritaire, de Vedran Runje (83e) devant Samassa, Kevin Monnet-Paquet héritait d’un ballon côté droit, qu’il logea dans le but manceau d’une jolie frappe en rupture. Mais le score en resta là, pour le plus grand désarroi de Gervais Martel et de tous les amoureux du club sang et or. « Pour la course au maintien, tout le monde a la pression. Nous sommes beaucoup à égalité de points et ce sont les plus costauds qui vont passer », lâchait à l’issue de la rencontre, le milieu de terrain artésien Eric Carrière. Des convictions relayées par Jean-Pierre Papin « Nous n'avons rien lâché et nous ne lâcherons rien pendant les trois derniers matchs ! Même si ce sera compliqué, nous avons l'opportunité de jouer deux matchs à la maison. Cela va être difficile, et nous devrons souffrir jusqu'au bout, mais hors de question que nous descendions ! »
« Le Racing club de Lens reste maître de son destin »
Au terme de cette 35e journée de championnat, alors qu’il reste trois journées à Lens pour assurer son maintien, face à Monaco (36j), Bordeaux (38ej) et Lille (37ej), les Sang et Or pointent toujours à la 17e place du classement. Le Racing compte le même nombre de points que Paris (18e)et Toulouse (16e) et trois points d’avance sur Strasbourg (19e). Toujours concerné par le maintien, Auxerre (15e) cumule 41 points. Gageons que le Racing club de Lens se remette rapidement de cette soirée afin de se libérer pour les trois finales qui lui reste à jouer.
Jean-Pierre Papin : « Je suis déçu parce que nous avions les moyens pour faire quelque chose ! Le problème du moment c'est que nous prenons trop de buts. Nous avons des occasions mais nous ne les mettons pas... Quoi qu'il arrive, je ne peux pas leur en vouloir, ils ont tenté de réagir. Il faut aussi provoquer la chance. Nous n'avons rien lâché et nous ne lâcherons rien pendant les trois derniers matchs ! Même si ce sera compliqué, nous avons l'opportunité de jouer deux matchs à la maison. Nous aurons nos supporters pour prendre les six points. Six points qui nous serons favorables pour le maintien ! Cela va être difficile, et nous devrons souffrir jusqu'au bout, mais hors de question que nous descendions ! »
Eric Carrière : « Nous savions que cela allait être difficile. Nous partons avec zéro point du Mans, c’est très dur. Nous avons essayé de ne pas lâcher. Mais, nous prenons un but en début de seconde période alors que nous avions bien terminé la première période. Cela a redonné confiance au Mans. Quand nous prenons autant de but c’est difficile de s’imposer. Il y a eu beaucoup d’arrêts, à cause de fautes, et le temps effectif de jeu n’a pas du être très important. Le Mans a fait preuve de beaucoup d’expérience mais nous avons démontré de belles qualités mentales. Pour la course au maintien, tout le monde à la pression. Nous sommes beaucoup à égalité de points et ce sont les plus costauds qui vont passer. »
Posté le 26.04.2008 par rclens62
Interrogé samedi par L'Equipe sur la saison difficile du RC Lens et le «coup de gueule» qu'il avait eu après le match contre Metz (1-1), le gardien croate Vedran Runje assure qu'il avait «simplement dit les choses comme elles (étaient)».
«Ici, en France, c'est quand même bizarre, constate Runje. Depuis que je suis parti de Marseille (en 2004), tout a changé dans la mentalité. Personne ne semble vouloir de joueurs de caractère. En général, la Ligue 1 manque de joueurs de caractère. Il y a beaucoup de suiveurs mais pas beaucoup de leaders. (...) Dire la vérité dans le foot, ça fait mal. Ça m'a d'ailleurs coûté ma place à Marseille mais je ne le regrette pas.»
Posté le 26.04.2008 par rclens62
Eric Carrière est venu répondre aux questions des journalistes, ce jeudi midi, à l'occasion de la traditionnelle conférence de presse de la semaine...
Si nous revenons quelques instants sur la victoire face à Sochaux, samedi dernier, s’agit-il du déclic de fin de saison ?
Il nous manquait une victoire pour enclencher une série. On a obtenu la victoire face à Sochaux, mais avec de la réussite. Bien sûr, au classement, cela représente un petit break sur Paris et Strasbourg, mais Il faut continuer. Ces dernières semaines, l’état d’esprit était intéressant et nous savons pertinemment qu’il faut continuer comme cela. Il ne faut pas se poser de question. Nous sommes des compétiteurs avant tout et on a conscience que l’avance sur nos concurrents directs pour le maintien, est minime. Ça va se jouer à pas grand-chose. De toute façon, il faut s’attendre à jouer un gros match, samedi face au Mans.
Cette saison, nous avons l’impression que Lens préfère jouer face à une équipe qui fait le jeu...
Disons que cette saison aura été, quoi qu’il arrive, plutôt difficile. Alors oui ! C’est vrai qu’il aura été moins difficile d’évoluer face à une équipe qui joue libérée. Notre effectif est plutôt joueur et l’équipe est portée vers l’avant. Vous aurez quand même remarqué que nous avons gommé certains de nos défauts sur les dernières minutes du match face à Sochaux.
Que vous inspire le classement actuel du bas de tableau ?
Il y a un petit écart sur Strasbourg et le Paris SG. Mais rien n’est encore fait ! Si nous gagnons au Mans et que les autres s’imposent également, tout restera à faire. Aujourd’hui, il s’agit d’un avantage psychologique mais pas plus. Tant que, mathématiquement, cela n’est pas terminé, tout reste jouable pour chaque équipe.
Pensez-vous qu’il existe un lobbying pour que le Paris SG reste en Ligue 1 ?
Pour le Paris SG et Marseille, il y a toujours plus de pression… mais j’espère qu’il n’y a pas de lobbying pour les Parisiens, et que tout restera équitable jusqu’au bout.
La lutte pour le maintien, que vous avez jouée avec Nantes, est-elle comparable à celle que vous jouez avec Lens ?
Il y a dix ans d’écart entre ces deux dates [ndlr : rires]. Je plaisante, mais la situation n’est pas comparable. Lens avait, cette année, de plus gros objectifs que Nantes, à l’époque. Au Racing, l’année dernière, nous n’avions pas fini loin du podium et nous avions manqué de réussite dans les moments forts.