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18.08.2007
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Paris au finish

Paris au finish

Posté le 30.03.2008 par rclens62
Grâce à un penalty litigieux accordé durant les arrêts de jeu, le PSG a remporté la Coupe de la Ligue en battant Lens (2-1), au Stade de France. Mal en point en championnat, le club de la capitale remporte son troisième titre (record) dans la compétition au terme d'un match agréable.


Cette quatorzième édition de la Coupe de la Ligue est revenue au PSG, vainqueur à la dernière seconde du RC Lens (2-1), grâce à un penalty litigieux transformé par Bernard Mendy. Dans un match qui opposait deux pensionnaires de Ligue 1 mal en point, cette rencontre était un peu comme un cadeau empoisonné. Les Parisiens avaient prévenu qu'ils "ne feraient pas la fête en cas de victoire" (Armand), ils savoureront tout de même cette éclaircie dans une saison bien morne alors que leur maintien en Ligue 1 est loin d'être acquis.

Avant la rencontre, les deux équipes faisaient profil bas, à l'image du président lensois, Gervais Martel. "Ce match est un arc-en-ciel dans la brume ambiante", relevait-il. Lens 17e, "recevait" le PSG, 18e et premier relégable, au Stade de France. La présence du président de la République, une première pour une finale de Coupe de la Ligue, a peut-être inspiré Paris, club dont il est un fervent supporter. Sylvain Armand, l'habituel capitaine parisien, espérait "ramener un titre au club, qui pourrait aider psychologiquement dans la lutte pour le maintien". C'est chose faite. Après la Coupe de France 2006 (victoire 2-1 face à Marseille), le PSG remporte sa 3e Coupe de la Ligue (après 1995 et 1998) et prouve une nouvelle fois que le club de la capitale aime les coupes.

Le penalty de la discorde

La 31e journée de Ligue 1 a été scindée en raison de la programmation de cette finale de Coupe de la Ligue. Un peu plus tôt dans la journée, Bordeaux se défaisait de Nancy (2-1) "grâce" à des décisions arbitrales extrêmement controversées de la part de monsieur Poulat. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce n'était pas la journée des arbitres. Son homologue, monsieur Duhamel, sûrement ce qui se fait de mieux en France actuellement, offrait un penalty plus que litigieux au PSG dans les arrêts de jeu, pour une "faute" de Hilton sur Luyindula (90e+2). Jouant le coup à fond, l'attaquant parisien s'écroulait dans la surface et abusait quelque peu monsieur Duhamel qui, sûr de lui, donnait même un carton jaune au défenseur brésilien... alors que celui-ci était pourtant en position de dernier défenseur.

Bernard Mendy décidait "de prendre ses responsabilités " et offrait la victoire aux hommes de Paul le Guen (90e+3, 2-1). Sylvain Armand, tout en mesure, ne voulait pas en rajouter. "Ca a fait une belle finale, chaque équipe a eu sa mi-temps, et avec un petit coup de pouce du destin on a réussi à l'emporter" , remarquait le latéral gauche parisien. Du côté lensois, Jean-Pierre Papin était beaucoup plus amer. "Monsieur Duhamel nous a volés, c'est scandaleux", n'hésitait-il pas à affirmer, sous le coup de la colère. "Les arbitres feraient bien de se remettre en cause", ajoutait l'ancien avant-centre de l'équipe de France, comme pour stigmatiser la fracture entre le corps arbitral et les autres acteurs du football, joueurs et entraîneurs en tête.

Pauleta, le symbole

Pendant 90 minutes, monsieur Duhamel a pourtant fait un excellent match, et a vu un excellent Pedro Miguel Pauleta endosser le désormais célèbre costume de sauveur du PSG. Même s'il n'a plus la vitesse de course ou l'impact physique de ses jeunes années, l'Aigles des Açores n'en reste pas moins une menace persistante et oppressante. Il ne lui a fallu que deux occasions pour ouvrir la marque. Il s'échauffait sur un centre en retrait de Diané, virevoltant dans cette rencontre, contré par Mangane, revenu du diable Vauvert (5e). Un quart d'heure plus tard, le Portugais ne se faisait pas prier pour crucifier Le Crom, d'un lob astucieux qui scotchait le portier lensois (19e, 1-0). Il n'en fallait pas plus pour que les Parisiens se libèrent et trouvent régulièrement des brèches dans la défense lensoise, sans concrétiser davantage à la pause.

La deuxième période était entièrement tournée à l'avantage des Lensois, sermonnés par Daniel Leclercq et Jean-Pierre Papin à leur retour au vestiaire. Eric Carrière permettait aux Nordistes de rapidement revenir dans la partie, en égalisant du droit dans le petit filet de Landreau, après une jolie déviation de Maoulida, auteur d'un très bon match (52e, 1-1). Les Parisiens reculaient et souffraient considérablement pour préserver leur but, Mickaël Landreau, en dernier rideau, faisait des miracles ou voyait les ballons échouer sur son poteau à l'image d'une frappe splendide de Monterrubio qui aurait mérité un meilleur sort (68e). Le "petit coup de pouce" de monsieur Duhamel faisait le reste et offre au PSG un peu de répit avant de débuter l'opération maintien qui démarre dès mercredi face à Strasbourg au Parc des Princes. C'est tout le paradoxe du PSG, qui sera européen la saison prochaine, mais qui en même temps, n'est pas sûr d'évoluer en Ligue 1.



Papin : "C’est du vol !"

Très remonté, Jean-Pierre Papin ne mâche pas ses mots après la finale de la Coupe de la Ligue perdue face au PSG (2-1). L'entraîneur lensois s'en prend à M. Duhamel, qui leur a "volé la Coupe" et aux banderoles déployées par les supporters parisiens.

JEAN-PIERRE PAPIN, que pensez-vous du penalty accordé en fin de match au PSG ?

J-P. P. : Quel penalty ? Quel penalty ? Ce n'est pas le penalty que je conteste. Je ne sais pas s'il y a penalty ou pas. Ce que je conteste, c'est la faute d'arbitrage qu'il y a avant, sur la frappe de Demont qui est touchée par Landreau et le corner qu'il doit y avoir. C'est le contre qu'il y a penalty. Alors que s'il y a corner, il peut y avoir but et ça peut changer l'action de l'autre côté. J'ai l'impression d'avoir été volé. Pour moi, c'est du vol. M. Duhamel nous a volé notre finale.

Sur le penalty, Bernard Mendy semble marquer un temps d'arrêt avant de frapper...

J-P. P. : Vous savez, Monsieur Duhamel ne peut pas se tromper dix fois ! Il s'est déjà trompé deux fois, on ne va pas l'accabler ! Ce qui me gêne surtout, c'est que l'on lutte contre le racisme. Quand je vois les banderoles déployées par les supporters parisiens ("Pédophiles, chômeurs, consanguins, Bienvenue chez les Ch'tis", ndlr)... S'ils n'ont que ça à faire avec les tifos, je trouve ça bien triste. Ça fait mal. On essaie de se battre contre le racisme. On a jugé Metz très durement, je pense qu'il faut juger Paris très durement aussi.

Avez-vous d'autres regrets ?

J-P. P. : On n'a rien à reprocher aux joueurs. Ils ont fait un très grand match avec une seconde période au cours de laquelle on aurait mérité 100 fois de remporter cette finale. Malheureusement, Monsieur Duhamel en a décidé autrement.

Comment expliquez-vous le visage différent de votre équipe après la pause ?

J-P. P. : De toute façon, on est toujours mieux en seconde période donc... A la pause, on a simplement dit aux joueurs de continuer de jouer et que ça allait passer. Et c'est passé. Ensuite, les occasions sont là. Une équerre, un poteau... ça change tout. Mais c'est à l'image de la saison. Tu n'as pas le petit brin de chance qui fait basculer les choses. (Samedi) soir, ça n'a pas basculé sur le terrain mais sur une décision d'arbitrage. C'est ce qui est dommage. Je crois que Monsieur Duhamel a vraiment besoin de se remettre en question. Même s'il a l'air gentil comme ça, c'est quelqu'un qui s'est trompé et il faut qu'il avoue le fait qu'il s'est trompé. Tout le stade l'a vu. Donc qu'il l'accèpte. C'est humain.

On vous sent vraiment abattu...

J-P. P. : Je suis déçu. Comme tout le monde. Sur le plan du football, il n'y rien à dire. En revanche, il y a beaucoup à dire sur les à côtés. Perdre une finale de cette manière, je ne le souhaite à personne. Mais c'est comme ça, c'est le football. Il faut s'en relever et se retrousser les manches.

Cela peut-il avoir des conséquences dans votre lutte pour le maintien ?

J-P. P. : Quand il y a une injustice, on en sort encore plus fort. Ce match met quand même un peu de baume au coeur. Ça dissipe peut-être certains doutes sur les capacités de notre équipe à bien jouer au football. On a prouvé maintes et maintes fois que l'on pouvait faire de grandes choses. Comme je l'ai dit, sur le terrain, je n'ai rien à reprocher à personne. Tout le monde a essayé de ramener cette Coupe à Lens. Monsieur Duhamel en a décidé autrement. Sur ce match, Paris était moins fort que nous.

On voit que c'est douloureux. Comment allez-vous vous relever ?

J-P. P. : Ça n'est pas douloureux pour tout le monde. Pour nous, sûrement. Mais face à l'injustice, il faut sortir grandi et plus fort. On a la chance d'avoir un match dès samedi prochain pour essayer de vite rattraper le temps perdu et prendre trois points contre Metz pour nous sortir de la zone rouge. Ensuite, on y verra plus clair. Mais ça va nous éviter de gamberger.


Luyindula: "Il y a penalty"

Le penalty concédé au PSG en finale face à Lens (2-1) a fait grand bruit. Mais Peguy Luyindula, victime d'une faute litigieuse d'Hilton, s'est expliqué. Pour lui, il y avait bien faute.

"Ils n'avaient qu'à marquer plus tôt et ils auraient gagner le match. Mais je ne suis pas là pour dire s'il y avait penalty ou pas. C'est à l'arbitre de juger", a d'abord estimé l'attaquant parisien avant d'expliquer : "Je fais un appel en profondeur. Hilton essaye de couper ma course mais je touche le ballon avant lui du bout du pied et je passe devant lui. Après, j'arrive dans la surface et là il y a contact. De toute façon, à la vitesse à laquelle on allait tous les deux, je ne peux pas rester debout. A vitesse réelle, je défie quiconque de ne pas siffler penalty".

[b]
Martel fustige Duhamel[/b]

A l'issue de la finale perdue par Lens face au PSG (2-1), Gervais Martel a vivement critiqué les décisions de l'arbitre du match, M. Duhamel.

"Il fait trois fautes d'arbitrage en suivant, a rappelé le président du RCL. Une première sur le tir de Demont qui est touché par Landreau et aurait dû nous donner un corner. Ensuite, le joueur parisien est hors-jeu. Et troisièmement, il siffle un penalty complètement imaginaire juste avant la prolongation. M. Duhammel est généralement un bon arbitre mais là, il était à côté de ses pompes".


Mendy voulait «une Panenka»

«J'ai pris mes responsabilités. La tâche me revenait de le tirer. Je voulais tenter une Panenka, mais je me suis dit, c'est chaud quand même...» Bernard Mendy (Photo L'Equipe) n'a pas tremblé au moment de transformer le penalty synonyme de victoire pour le Paris-SG, samedi en finale de la Coupe de la Ligue face à Lens (2-1). Et, dans le vestiaire parisien, personne ne s'en étonne. «Bernard est un grand tireur de penalty, il reste tranquille et garde son sang-froid. Il réussit de grandes séries à l'entraînement» a déclaré Paul Le Guen.

«Moi j'étais confiant, a ajouté Mickaël Landreau. Parce que c'est un super tireur, en tout cas, c'est celui que j'aime le moins affronter. Il tire super bien, il a un bon sang-froid. Finalement, quand il a pris le ballon, j'étais assez sûr de moi... enfin surtout de lui !» Jérôme Alonzo confirme. «Il les tire toujours comme ça à l'entraînement. Je lui ai dit un jour "tu n'auras pas les c... de le faire en match". Il l'a fait, c'est un fou». Les joueurs parisiens ont alors pu fêter l'évènement comme il se doit dans les vestiaires, même si le maintien en Championnat reste l'objectif prioritaire. «C'était l'euphorie quand même. Il y a eu beaucoup de joie, beaucoup de bordel», a fait savoir Peguy Luyindula.

«Une belle joie, oui, avec des cris, des embrassades pour se féliciter, a ajouté Sylvain Armand. Maintenant, on sait tous qu'il n'y aura pas de grande fête ce soir. Il y a un match important mercredi (contre Strasbourg, NDLR). Mais c'est bien, pour le mental et pour le groupe. Gagner un titre, c'est toujours une satisfaction. Il faut penser aux joueurs, mais surtout aux supporters et à toux ceux qui travaillent pour le club. Avec les difficultés que l'on a rencontré depuis une ou deux années, ça n'a pas toujours été évident. Ce soir, on peux leur dédier ce titre, même s'il reste du chemin à faire pour le maintien. On s'est mis tous seuls dans cette situation, c'est à nous de nous en sortir. On espère que cette coupe va nous aider à remonter en Championnat».


Pauleta : «Les deux méritaient»

Malgré une saison pour le moins compliquée, Pedro Pauleta (Photo L'Equipe) s'est une nouvelle fois montré décisif samedi soir contre Lens, en finale de la Coupe de la Ligue (2-1), en ouvrant la marque d'une superbe louche. Heureux d'ajouter un nouveau trophée à son palmarès et à celui du club de la capitale, le joueur n'oublie toutefois pas la priorité : le Championnat, et le maintien.

«Pedro Pauleta, ce trophée doit vous faire beaucoup de bien...
Oui, il est très important pour nous, mais aussi pour les supporters. On vit tous une saison très difficile, alors nous sommes forcément très contents d'avoir remporté cette coupe.

Le Paris-SG méritait-il la victoire ?
Je pense que les deux équipes la méritaient. Nous avons fait une très belle première mi-temps, on aurait même pu marquer plus qu'un but. En deuxième mi-temps, c'est vrai que Lens était mieux que nous. Mais en finale, le but n'est pas de bien jouer, ou de mériter, c'est de gagner. On a eu plus de chance qu'eux et on a gagné.

Cette finale était-elle spéciale pour vous ?
Elle sont toutes spéciales. Celle-là était très importante parce que nous sommes dans une situation très difficile. Une telle victoire peut faire beaucoup de bien au moral de l'équipe pour la suite du Championnat, car c'est ça le plus important. Le match de mercredi (contre Strasbourg, NDLR) sera une autre finale, peut-être plus importante que celle d'aujourd'hui.

Avez-vous pensé au fait que cette coupe était peut-être la dernière pour vous ?
Oui, bien sûr. Mais, je le répète, ma tête est plus au Championnat. J'ai tout de même profité du moment parce qu'une finale, ça passe vite.

Qu'avez-vous pensé de Bernard Mendy sur le penalty ?
D'habitude, c'est Jérôme (Rothen) ou moi qui les tirons. Là, il était en confiance, et on a aussi confiance en lui. Je savais qu'il allait marquer, à l'entraînement, il les met tous. Il a pris ses responsabilités, c'est bien pour lui, il le mérite».



Banderole : polémique

L'entraîneur de Lens, Jean-Pierre Papin, a estimé que le Paris Saint-Germain devait être jugé "sévèrement" après le déploiement dans les tribunes par ses supporteurs d'une banderole hostile aux habitants du Nord.

Une banderole "Pédophiles, chômeurs, consanguins: bienvenue chez les cht'is", en référence au film de Dany Boon, avait été déployée en début de deuxième mi-temps dans les tribunes réservées aux supporteurs parisiens.

"Quand je vois les tribunes avec les tifos qu'il y a, avec certains supporteurs parisiens, je me pose des questions", a regretté Jean-Pierre Papin. "C'est vrai que ça fait mal. On essaie de se battre contre le racisme. On a jugé Metz sévèrement, je pense qu'il faut juger Paris sévèrement", a-t-il estimé.




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:: Les commentaires des internautes

Vive le RCL et le nord
Posté par Un supporter du PSG le 31.03.2008
Bonjour,
Je suis un supporter du PSG et je ne viens absolument pas polluer ce blog dédié au RCL.
Tout d'abord, bravo au RCL pour sa finale. Les deux équipes ont réalisé un très grand match.
Pénalty ou pas ? Malheureusement l'arbitre à toujours raison ce qui fait parfois beaucoup de mal aux équipes et supporters.
Je voudrais aussi témoigner ma solidarité au Nord concernant cette scandaleuse banderolle. Punir sportivement le PSG ne servirait peut-être à rien mais un ou plusieurs matchs à huis clos ferait le plus grand bien à tous ces imbéciles. Je ne me retrouve pas dans leur façon d'agir et l'équipe que je soutiens et le football sont salis par tous ces cons.
Alors pour conclure, vive le foot, vive le PSG et le RCL, vive le fair-play et le beau spectacle, bravo aux finalistes et surtout que les coupables soient punis TRES sévérement.
Bravo pour ce blog.
Alex


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