En match en retard de la 31e journée, l'AS Saint-Etienne n'a laissé aucune chance à Lens (2-0). En 15 minutes, Gomis a inscrit 2 buts et anéanti les espoirs Sang et Or, toujours en danger. 17e au classement à l’issue de ce match en retard, Le Racing va devoir lutter jusqu’au terme de la saison pour le maintien...
Le Racing club de Lens disputait, mercredi soir, face à Saint-Etienne son 2 000e match en première division. Pourtant, les Sang et Or n’avaient pas le cœur à la fête, eu égard à cette position toujours délicate au classement actuel de Ligue 1. Quoi qu’il en soit, ce Saint-Etienne-Lens, match en retard de la 31e journée, pouvait donner l’opportunité, aux deux équipes, de prendre l’ascendant sur leurs concurrents directs. L’Europe pour Saint-Etienne, le maintien pour Lens. Malheureusement, en même temps qu’on assistait à un véritable déluge venu du ciel, Lens a pris l’eau sur le terrain pendant le premier quart d’heure de cette partie. Pourtant les Lensois ont débuté le match bardés de bonnes intentions. Résolument défensif, avec un milieu de terrain renforcé, le Racing club de Lens a usé de longs ballons. Une stratégie presque payante puisque Maoulida, dès la 6ème minute aurait pu servir Kévin Monnet-Paquet… sans succès.
Mais dès la 7e minute, les affaires lensoises se sont compliquées. A la peine dans l’entrejeu, dominés par un jeu court des stéphanois, les hommes de Daniel Leclercq et Jean-Pierre Papin ont payé cash leur crispation. Les Verts, manifestement en réussite ont marqué sur leur première occasion. Gomis, l’homme en forme de Saint-Etienne, à la lutte avec Adama Coulibally dans l’axe a inscrit un but aussi magnifique qu’improbable. Une frappe puissante et soudaine de l’attaquant stéphanois, à plus de 25 mètres, est venue déchirer le but lensois après être passé au ras du poteau gauche de Runje (1-0, 13e). A peine 2 minutes plus tard, le Racing club de Lens encaissait un second but, toujours par l’intermédiaire de Gomis. Pascal Feindouno servait Dernis à la limite du hors-jeu à la suite d’une balle perdue en milieu de terrain par Kader Mangane. L’ancien Lillois manquait son duel face à Runje, mais Gomis, qui avait bien suivi, n’avait plus qu’à pousser la balle au fond des filets (2-0, 15e). En deux minutes à peine, le break était fait. Sans apport des latéraux, manquant cruellement de mouvement, d’inspiration et de détermination, les Lensois ne pouvaient hausser leur niveau de jeu. « Il faut absolument revenir à la mi-temps. Nous n’avons désormais plus rien à perdre. Il faut se lâcher », déclarait alors Olivier Monterrubio sur le banc lensois. Un vœu presque exaucé, puisqu’à bout portant Monnet-Paquet faillit tromper Viviani. Puis Hilton, d’un tacle rageur, bien servi par Marco Ramos, était tout proche de la réduction du score (38e). Mais la déviation du Brésilien était trop croisée. En dépit du tableau d’affichage au terme de la première mi-temps qui affichait toujours 2-0, on sentait les Lensois capables de rééditer leur exploit du match aller (3-2, après avoir été menés 0-2 à la mi-temps).
Dès la reprise les Lensois se montraient plus dangereux et conquérants. A l’instar de Dindane, entré en lieu et place de Maoulida dès le début de la seconde période, les joueurs de Jean-Pierre Papin privilégiaient le jeu court et une meilleure circulation du ballon. Une impression confirmée et accentuée par l’entrée, en milieu de terrain, de Nadir Belhadj. Plus attentistes, les stéphanois subissaient alors le jeu artésien en attendant une opportunité de contre. Mais logiquement, ce sont les Lensois qui se procuraient, pendant ces 45 minutes, les plus franches occasions. Aruna Dindane, d’abord, à la réception d’un centre de Yohan Demont, côté gauche, plaçait une tête trop décroisée (65e). Puis Belhadj, une minute plus tard, tirait un coup-franc frôlant le montant droit de Viviani. Lens, bien que dominateur, ne parvenait pas à concrétiser ses temps forts. Jusqu’à la 75e minute. Ramos accélérait côté gauche et frappait dans un angle fermé. Un centre-tir repoussé par Viviani, dans les pieds de Sablé qui reprenait sans contrôle. Une frappe malheureusement déviée par la défense stéphanoise. Durant le dernier quart d’heure, seuls quelques coups francs mal négociés par les Lensois laissaient planer, encore, quelques espoirs … en vain.
Saint-Etienne profite de ce match en retard de la 31e journée pour enchaîner son 13ème succès cette saison. Les hommes de Laurent Roussey peuvent se targuer d’un bilan, à domicile, remarquable : 23 buts marqués – 4 encaissés pour 9 victoires, 5 nuls et 1 défaite. Saint-Etienne pointe, mercredi soir, à la 5ème place du classement. Côté lensois, le bilan de cette soirée est plutôt rude. Le Racing perd une place au profit de Toulouse et pointe à la 17e position du classement. Et Daniel Leclercq de conclure : « Ce n’est pas de la mauvaise volonté. On a manqué de fermeté et on prend l’eau sur deux coups. On traverse une période de doute. Il ne faut pas enterrer ces garçons car je suis sûr qu’on va s’en sortir. »
petite visite.