Posté le 24.05.2008 par rclens62
Grégory Thil, l'avant-centre de Boulogne-sur-Mer, a bien voulu nous répondre ce matin. Il s'exprime au sujet du RC Lens. Visiblement, le club lensois l'attire beaucoup...
Grégory Thil, où en êtes-vous de votre réflexion personnelle ?
C’est simple : j’ai 28 ans. Je sors de trois belles saisons avec Boulogne-sur-Mer. C’est un club qui m’a énormément apporté mais je pense aussi lui avoir apporté quelque chose. Pour moi, c’est le moment de partir. On va voir les opportunités qui vont se présenter. Mais j’ai besoin, aujourd’hui, d’un nouveau challenge et de nouveaux objectifs personnels. Pour moi, c’est le moment où jamais.
Pour vous, l’objectif c’est la Ligue 1 ?
J’ai des contacts avec différents clubs. Maintenant, je ne vais pas vous cacher qu’une proposition du RC Lens me tenterait énormément. C’est un gros club. Quand on voit le potentiel du Racing, que ce soit en termes de centre d’entraînement, de stade, de public… Il y aurait un superbe challenge à relever : remonter le club en Ligue 1. Lens, a des valeurs que je partage. Vous savez, il n’y a pas de hasard dans ce que je dis. Boulogne-sur-Mer ce n’est pas loin de Lens. Je connais les valeurs des gens du Nord. Le Racing s’est peut-être un peu perdu récemment mais il incarne toujours ces valeurs qui me sont chères.
« C’est le moment ou jamais… »
Où en êtes-vous de vos contacts avec le club lensois ?
Pour l’instant, je n’ai pas reçu de proposition officielle.
Lens s’intéressait déjà à vous la saison dernière…
Oui, mais c’était différent. A l’époque non plus je n’avais reçu aucune offre. Mais j’avais alors clairement fait comprendre que je voulais poursuivre l’aventure boulonnaise. Je voulais découvrir la Ligue 2 et maintenir l’USBCO dans cette division. J’ai réussi cet objectif. Maintenant, je veux en connaître d’autres. A mes yeux, c’est le moment ou jamais pour tenter ma chance.
Hier, sur Lensois.com, 85 % des internautes exprimaient leur souhait de vous voir arriver à Lens. Qu’en pensez-vous ?
C’est très flatteur. C’est tant mieux mais rien n’est encore fait. Je pense que le RC Lens pense actuellement à revoir un peu certaines choses avant de se lancer dans le recrutement. C’est logique, ils doivent reconstruire. Ils ont plein de choses à gérer en ce moment. Mais, je le répète, cela me ferait très plaisir d’évoluer à Lens. Il y a un super challenge à relever là-bas. Lens sera attendu sur tous les terrains. Pour les adversaires du Racing, ce sera le match de l’année toutes les semaines. Si je peux faire partie de ce projet lensois, j’en serais ravi. Au-delà du challenge sportif, il y a surtout ce club de Lens qui me plait particulièrement. Lens, c’est Lens ! C’est un club à part. Jouer devant 40 000 personnes, c’est tout de même un sacré privilège.
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Posté le 24.05.2008 par rclens62
01/08 : Lens - Dijon
08/08 : Vannes - Lens
15/08 : Lens - Châteauroux
22/08 : Nîmes - Lens
29/08 : Lens - Clermont
12/09 : Lens - Metz
19/09 : Troyes - Lens
26/09 : Lens - Angers
03/10 : Ajaccio - Lens
10/10 : Lens - Guingamp
17/10 : Tours - Lens
24/10 : Lens - Amiens
31/10 : Strasbourg - Lens
07/11 : Lens - Montpellier
14/11 : Bastia - Lens
28/11 : Lens - Sedan
05/12 : Reims - Lens
19/12 : Lens - Brest
09/01 : Boulogne - Lens
16/01 : Lens - Vannes
30/01 : Châteauroux - Lens
06/02 : Lens - Nîmes
13/02 : Clermont - Lens
20/02 : Metz - Lens
27/02 : Lens - Troyes
06/03 : Angers - Lens
13/03 : Lens - Ajaccio
20/03 : Guingamp - Lens
27/03 : Lens - Tours
03/04 : Amiens - Lens
10/04 : Lens - Strasbourg
17/04 : Montpellier - Lens
24/04 : Lens - Bastia
01/05 : Sedan - Lens
08/05 : Lens - Reims
15/05 : Brest - Lens
22/05 : Lens - Boulogne
29/05 : Dijon - Lens
A noter bien sûr les derbies face à Boulogne (le 9 janvier au stade de la Libération et le 22 mai à Bollaert) et Amiens (le 24 octobre à Bollaert et le 3 avril au stade de la Licorne).
Posté le 22.05.2008 par rclens62
Gervais Martel a indiqué ce jeudi que le RC Lens disposerait la saison prochaine d'un budget de 25 millions d'euros, dont 7 proviendraient des droits de télévision. «On a envoyé notre budget à la DNCG. Il s'élève à 25 millions d'euros», a-t-il déclaré. Un montant qui inclut les frais fixes. Le président des Sang et or, relégués en Ligue 2, a par ailleurs annoncé qu'il dévoilerait le nom du futur entraîneur lensois la semaine prochaine, précisant «qu'aucun nom n'a été arrêté pour devenir l'entraîneur de Lens».
Posté le 20.05.2008 par rclens62
Début 2007, le Racing Club de Lens est en pole position pour arracher une qualification directe pour la Ligue des champions. Depuis samedi soir, les Sang et Or sont en pole position pour occuper les premiers rôles le lundi soir, sur Eurosport, diffuseur des affiches de Ligue 2. Retour sur la descente infernale.
Janvier et mai 2007 : Gillot dit stop
Lens, mené par Francis Gillot, un entraîneur attaché aux valeurs Sang et Or, caracole en tête de la Ligue 1. Derrière Lyon, bien sûr. Jussiê, rentré tardivement du Brésil après la trêve hivernale, est sanctionné par la direction du Racing. Il traîne les pieds, enchaîne prestations convaincantes et déprimantes. Avec sa femme, il souhaite quitter l'Artois pour un endroit plus ensoleillé. Ce sera Bordeaux, où il ne pleut pas moins. Quant à Olivier Thomert, aussi inconstant que percutant, il réussit enfin à s'enfuir, du côté de Rennes, où son arrivée agace définitivement Olivier Monterrubio, en froid avec Pierre Dréossi. Dans les dernières heures du mercato, alors que Gervais Martel se fait opérer de la hanche, Frédéric Piquionne fait faux bond et choisit Monaco. Jussiê et Thomert ont déjà filé. Lens se rabat sur Monterrubio, non souhaité par Gillot, qui souhaitait un attaquant de pointe en «échange» du départ de ses deux milieux de terrain. «Un mercato parfaitement maitrisé» estime Francis Collado, alors en charge du secteur sportif. L'effectif lensois est déséquilibré et limité en nombre. Gillot ne peut le dire ouvertement, mais Lens échouera finalement à la cinquième place après une dernière défaite à Troyes. Un classement décevant pour certains dirigeants, des plus corrects pour l'entraîneur artésien, qui estime trop importantes la pression et les attentes pesant sur lui. Il démissionne avant qu'on ne lui demande de partir, deux ou trois mois plus tard, au cas où Lens serait mal classé. Avec le recul, Gillot a tout bon dans sa
perception du club.
Eté 2007 : La comète Guy Roux
Guy Roux débarque, et avec lui ses légendes, ses habitudes et une foultitude de joueurs estampillés AJ Auxerre (Akalé, Kalou, Le Crom et, juste avant son départ, Pieroni). Les Sang et Or alignent les tours de terrain et les entraînements version District, avec révision des gammes techniques. Les dents grincent, certains joueurs ne font aucun mystère de leur déception vis-à-vis des méthodes de l'homme au bonnet, un pari sincère tenté et perdu par Gervais Martel. Peut-être poussé et manipulé par les agents, le président lensois devance sur le coup Monaco et Bordeaux, qui se rabat sur Laurent Blanc. On connaît la suite. Auparavant, Martel discute avec Deschamps, tout en étudiant la piste Papin par l'intermédiaire de l'un de ses collaborateurs. Le greffe entre «Sa majesté», comme l'appelle un salarié, et le club ne prend pas. Lors des quatre premiers matches de Championnat, Lens prend deux pauvres points. A sa décharge, Roux doit composer sans vrai attaquant de pointe : Aruna Dindane est blessé et Daniel Cousin, dont le physique et les qualités de fixateur feront cruellement défaut tout au long de la saison, file aux Rangers après avoir été pris en grippe et agressé par les supporters. Alors qu'Aubey et Sablé connaissent des ratés, Kalou repart quelques heures après Roux, auteur d'une sortie théâtrale à Strasbourg. Une sortie au cours de laquelle il court-circuite une fois de plus la communication du Racing puisqu'il informe ses «amis» de Canal + de son départ à la mi-temps du match. De retour dans le Nord, il annonce lui-même l'arrivée de Jean-Pierre Papin.
Septembre 2007 : Papin, défenseur dans l'âme
Jean-Pierre Papin est là, accompagné de Sébastien Migné, son adjoint à Strasbourg. Après avoir eu besoin de l'expérience de Guy Roux, Gervais Martel compte sur l'enthousiasme du Ballon d'Or France Football 1991. Son histoire en résumé : il est plus dur de maintenir un club en Ligue 1 que de le faire monter de Ligue 2. Inspiré par les maîtres milanais, «JPP» prône un football défensif. Il est seul à la tête d'un effectif qu'il n'a pas choisi. Bollaert s'ennuie fermement et a du mal à comprendre certains choix tactiques, avec de multiples changements de systèmes ou de joueurs. Les Sang et Or affichent leur joie d'avoir retrouvé un technicien proche d'eux. Trop proche, mais aussi trop jeune pour avoir réellement de l'emprise et leur inspirer le respect ? C'est à voir. Lens n'avance pas énormément mais ne pense pas encore au maintien. Le report du derby face à Lille intervient au moment idéal. Etrange. En coulisses, en revanche, la grogne monte doucement. Les entraînements à huis-clos se multiplient et les médias sont mis au régime sec : un seul point presse par semaine, avec un ou deux joueurs choisis par le club et des temps de passage ou un nombre de questions comptés. De quoi agacer des journalistes tolérants avec un club convivial, dit-on, entre deux tapes amicales dans le dos mais aussi des appels parfois menaçants, visant à mettre la pression sur les auteurs d'écrits qui dérangent.
Hiver et printemps 2008 : L'improbable binôme, et la chute
Sentant la difficulté poindre, les dirigeants lensois donnent à Jean-Pierre Papin les moyens de lutter. Toifilou Maoulida et Nadir Belhadj débarquent au mercato, tout comme Daniel Leclercq après une sortie en Coupe de France, face à Niort, futur relégué en National, à Bollaert. L'arrivée du Druide aboutit à la mise en retrait de Francis Collado et, surtout, à la mise sous tutelle plus ou moins déguisée de Jean-Pierre Papin, qui voit Sébastien Migné rejoindre la réserve. A plusieurs reprises, Leclercq et Papin s'étonneront des articles parus dans les journaux. Mais les faits sont là : le Druide dirige les entraînements, effectue la majorité des choix tandis que le rôle de JPP semble parfois être limité. Il se dresse dans la zone technique lors des matches, booste les joueurs, leur donne des consignes. Cependant avec les recrues de Papin, mais aussi Loïc Rémy (souhaité par Leclercq) et les intentions offensives du Druide, Lens a presque tout bon. Les Sang et Or jouent bien, voire très bien et sont à de nombreuses reprises en mesure de prendre trois points. Seulement, ils n'en finissent pas de manquer le coche face à Strasbourg (2-2), Nice (0-0), Nancy (1-2), Toulouse (1-1), Auxerre (0-0), Marseille (3-3), Metz (1-1) ou Monaco (0-0), et s'enlisent dans les profondeurs du classement. Sur les trois derniers mois de compétition, Lens ne remportera plus qu'une victoire en quinze rencontres, face à Sochaux (3-2). Quant à la Finale de la Coupe de la Ligue, elle est marquée par un final arbitral douteux (penalty parisien pour une faute peu évidente d'Hilton sur Luyindula) ainsi que par l'affaire de la banderole anti-Ch'tis.
Sur ce dernier point, le Racing est peut-être parti en croisade à tort dans le domaine social et politique au moment où il avait le plus besoin de se concentrer sur le sportif. Des divergences de vue entre Leclercq et Papin ne tardent pas à intervenir. Les derniers matchs tournent à l'agonie avec la blessure de Dindane (ligaments du genou) et une défaite à Lille (1-2), sous les moqueries des supporters du LOSC, trop heureux de pratiquement expédier le voisin honni en Ligue 2. Une défaite à l'issue de laquelle Toifilou Maoulida, l'homme aux sept clubs, s'attaque aux choix de Daniel Leclercq, pilier des valeurs lensoises. En coulisses, les couteaux sont aiguisés et presque tirés. Certaines composantes se réjouissent de la non-réussite du Druide, décrit comme un homme du passé devant vite retourner à sa retraite de commentateur. La suite est désormais à écrire. Ces derniers jours, Gervais Martel a assumé ses erreurs mais aussi, élégamment celles de certains de ses collaborateurs. Le président lensois s'apprête désormais à faire le ménage avec un budget réduit. Lens avait quitté la Deuxième Division en mai 1991.
Posté le 20.05.2008 par rclens62
C’est ce vendredi 23 mai que seront connus les calendriers de Ligue 1 et Ligue 2 Orange ainsi que l’a annoncé, ce lundi matin, la Ligue de football professionnel sur son site web lfp.fr.
Posté le 20.05.2008 par rclens62
La réunion initialement prévue le 22 mai 2008 à 19h00 à la Gaillette, est reportée au mercredi 28 mai à la même heure. La capacité d’accueil reste, quant à elle, limitée à 250 personnes. Pour les associations, merci de prendre contact dès aujourd’hui avec Dominique Regia Corte au 03 21 132 227 afin de lui confirmer votre présence. Pour des raisons pratiques, l’accès se fera dès 18h30 à partir du parking du stade François Blin. Par ailleurs, et pour faciliter l’accès à l’information au plus grand nombre, cette réunion sera retransmise en direct (vidéo) et en intégralité sur le site officiel du club ; vous pourrez d’ailleurs poser vos questions en direct à partir du site. Elles seront transmises, dans la mesure du possible, à Gervais Martel.
Posté le 20.05.2008 par rclens62
En réaction aux nombreuses critiques dont il a fait l'objet suite à la relégation de Lens en Ligue 2, intervenue samedi à l'issue de l'ultime journée de championnat, Guy Roux, qui a entraîné le club en début de saison durant un mois en août dernier, s'est longuement expliqué lundi sur Infosport.
L'ancien entraîneur d'Auxerre a notamment reconnu qu'il avait selon lui «4% de responsabilités» dans l'échec du club lensois, n'hésitant pas à se lancer dans une démonstration mathématique pour le moins personnelle pour étayer son propos. «J'ai managé quatre matches, a-t-il commencé par exposer. Il y a dans le club trois familles : les joueurs, l'entraîneur et le président, ça fait un tiers chacun, 33%. Moi j'ai fait 10% des matches, un peu plus: alors mettons 4% de responsabilité».
«Pas assez de forces» pour continuer
Le technicien reconverti consultant pour Canal + a ensuite ajouté «ne pas pouvoir réalisé ce que le président avait demandé de réaliser au départ», raison pour laquelle il a préféré démissionner après quatre journées. «Après avoir pris connaissance de l'effectif et de l'ensemble des partenaires, des gens qui se trouvent dans le club, je ne pouvais pas faire une bonne place (obtenir un bon classement, ndlr)». Selon lui, l'effectif manquait tout simplement cruellement de talent. «J'ai vu au bout d'un mois que personnellement, je n'arriverais pas à transformer cette équipe en grande équipe». Aucune allusion en revanche à son recrutement estival : Kanga Akalé, Bonaventure Kalou et Luigi Pieroni, tous trois partis ensuite au mercato hivernal.
Comme beaucoup l'ont pensé à l'époque, son état de santé n'avait rien à voir non plus avec sa décision d'arrêter. A aucun moment d'ailleurs, il n'a avancé lundi cet argument. Avant toutefois de concéder certaines faiblesses : «je commence toujours à me regarder moi avant les autres, et je me suis dit: "Sans doute que je n'ai pas assez de forces pour mettre le RC Lens parmi les premiers, donc j'arrête, et que des successeurs essaient de le faire", malheureusement ils n'ont pas pu faire bien comme je l'aurais souhaité». Parti sur un bilan de deux défaites et deux matches nuls, Guy Roux avait alors adoubé son successeur Jean-Pierre Papin, selon lui l'homme de la situation. On connaît la suite...
Posté le 20.05.2008 par rclens62
Tenu en échec par Bordeaux (2-2) lors de la 38e journée, Lens est condamné à descendre en Ligue 2 au terme d'une saison gâchée. Malgré un recrutement ambitieux l'été dernier, le club nordiste a commis trop d'erreurs, notamment dans le choix de ses entraîneurs, pour se maintenir.
Dix-sept ans. Cela faisait dix-sept ans que Lens faisait le bonheur de la France du football. Son fantastique stade Bollaert coloré en sang et or, bercé par les chants de ses fervents supporters, ô combien précieux quand le Racing devait soulever des montagnes. Lens et ses 40 000 habitants, dont 34 000 dans les tribunes à chaque match du club nordiste à domicile. Lens et son titre de champion de France en 1998, année en or pour tout le football français. Dix ans plus tard, ce n'est plus une page qui se tourne mais un livre qui se referme. Avec seulement 40 points en 38 journées, le Racing est condamné à descendre en Ligue 2. Enfin, à attendre que la montée de Grenoble soit officialisée. Car c'est aujourd'hui le dernier espoir lensois de ne pas voir l'incroyable gâchis de cette saison sanctionné par une descente aux enfers.
Celle-ci était attendue depuis une semaine. Après la défaite à Lille (2-1), et avant de recevoir Bordeaux, Lens était déjà dans la zone rouge. Malgré un match nul heureux contre le vice-champion de France (2-2), la donne n'a pas changé. Mais les regrets ne sont pas sur cette rencontre. "Le problème n'est pas ce soir. Il a manqué du réalisme sur des matches clefs pour nous. A Nancy, à Auxerre, à Lorient, on ne prend je crois qu'un point alors qu'on aurait dû en prendre neuf", estime ainsi Eric Carrière.
Le milieu lensois va plus loin. "C'est un gâchis, il y a beaucoup de gens malheureux. On peut avoir beaucoup de regrets car ce n'est pas comme si on n'avait pas le niveau de la Ligue 1", enrage l'ancien Nantais. Et pour cause. En début de saison, Lens prétendait au moins à l'Europe, au mieux à la Ligue des Champions. Un budget de 59 millions d'euros, l'un des plus importants parmi les clubs de Ligue 1, et un recrutement en conséquence. Vedran Runje, Bonaventure Kalou puis Nadir Balhadj cet hiver sont venus renforcer une formation qui avait su garder ses meilleurs éléments : Hilton, Aruna Dindane, Eric Carrière et Olivier Monterrubio. Lens l'ambitieux, si loin des valeurs de 1991 quand Jean-Guy Wallemme et Guillaume Warmuz incarnaient l'image d'un club stable et familial.
Erreurs de casting
Mais la plus grosse erreur de casting est d'avoir sorti Guy Roux de sa retraite pour lui donner un poste d'entraîneur laissé vacant par Francis Gillot. Arrivé en 2005, quatrième en 2006, cinquième en 2007, celui qui a sauvé Sochaux de la relégation n'avait pas supporté la non-qualification, pour un petit point, au tour préliminaire la Ligue des Champions. Gillot avait pris la responsabilité de cet échec et Gervais Martel n'avait pas pu, su ou voulu le retenir. C'était certainement la première erreur du président lensois.
Le battage médiatique autour de l'arrivée de Roux n'avait déjà pas servi les destinées de son équipe. L'incapacité de l'ancien d'Auxerre à surmonter les mauvais résultats du début de saison jusqu'à son départ, au soir de la 5e journée, alors que le Racing était 19e, a fini par plomber le club artésien pour de bon. Jean-Pierre Papin a pris sa succession sans réussir à inverser la tendance. Encore moins avec Daniel Leclercq, appelé à la rescousse par Martel en janvier. Ce duo n'aura finalement jamais vraiment bien fonctionné, surtout en fin de championnat où les divergences tactiques entre les deux hommes ont fini par apparaitre au grand jour. L'instabilité du club a fini par avoir raison de la qualité de ses joueurs, de la solidité de son collectif et, pour conclure, de sa présence en Ligue 1. "On va faire face. Avec j'espère un dynamisme retrouvé dès le mois d'août", lâche Martel avant de tourner les talons. Direction la Ligue 2, 17 ans après. Tout est à refaire.
Posté le 18.05.2008 par rclens62
Malgré un match nul (2-2) chèrement acquis face à Bordeaux, dauphin du champion lyonnais, le Racing, faute d’échec de ses adversaires au classement, connait la relégation en Ligue 2. Une relégation qui n’est sans doute pas due à cette dernière rencontre. Grande tristesse à Bollaert et dans tous les cœurs sang et or pour cet « au-revoir » à l’élite. Un « au-revoir » qui, avec le soutien de tous, est loin d’être un adieu !
Configurée en 4-4-2, la formation lensoise ne manquait pas son début de match avec, dès la 2e minute une tête de Maoulida bloquée par Ramé sur sa ligne. Au quart d’heure de jeu, Bordeaux revenait pourtant dans la partie. Sous la pluie d’orage, les deux équipes se démenaient sans parvenir à trouver la faille. Ce sont toutefois les Sang et Or qui se montraient les plus dangereux avec notamment une nouvelle reprise de Maoulida devant le but et un sauvetage de Jurietti (29e). Après une dernière tête trop croisée de Mangane, et alors que les scores sur les autres pelouses n’étaient guère à leur avantage, les deux formations rentraient aux vestiaires sur un statu quo (0-0).
Après la pause, c’est un orage bordelais qui s’abattait sur la défense artésienne. Sauvé par sa barre sur un astucieux lob de Cavenaghi (52e), Runje voyait ensuite les frappes se multiplier autour de sa cage. Et c’est au moment où le Racing semblait parvenir à desserrer l’étreinte que les Girondins trouvaient l’ouverture par Cavenaghi à l’issue d’une action rapidement menée par Fernando et Chamack (0-1, 64e).
Les Sang et Or ne se laissaient pas abattre et réagissaient immédiatement en obtenant un pénalty consécutif à une faute de Jurietti sur Boukari. Un penalty parfaitement transformé par Monterrubio (1-1, 69e). S’en suivait une très bonne période lensoise. Campant dans le camp girondin et multipliant, à leur tour, les frappes au but, les hommes de Jean-Pierre Papin ne parvenaient pas à prendre l’avantage. Comme bien souvent en pareil cas, c’est l’adversaire, à l’issue d’une contre-attaque, qui inscrivait un second but par Bellion (1-2, 82e). Avec la rage, plus qu’avec la technique, Maoulida allait immédiatement rechercher l’égalisation en force, au cœur de la surface adverse (2-2, 84e).
Avec l’énergie du désespoir, les Lensois jetaient leurs dernières forces dans la bataille terminant d’ailleurs le match sur un but refusé à Maoulida pour un léger hors-jeu. Simple péripétie puisque le sort du Racing était d’ores et déjà scellé par les victoires de Paris et Toulouse. Au coup de sifflet final, la colère et surtout la tristesse, l’extrême tristesse, s’abattait sur Bollaert. L’équipe du président Martel était reléguée en Ligue 2.
Eric Carrière : « Il aurait fallu gagner 3 à 0 face à une belle équipe de Bordeaux pour s’en sortir… Mais le maintien ne s’est pas joué là, sur cette rencontre. Cette saison fut une vraie galère, jusqu’au bout. Ce fut très dur à vivre pour tout le monde. Le club n’est pas non plus détruit. Sportivement, il faut rester dans son sujet. Tout n’est pas à oublier. Les bases de ce club sont solides… Le ciel nous tombe, ce soir, sur la tête. C’est une terrible désillusion. On aurait dû se mettre à l’abri bien plus vite. On n’a jamais joué libéré, et cette saison se conclut comme elle avait commencé. »
Martel : «Assumer cette descente»
«Gervais, le Racing Club de Lens descend en Ligue 2...
Je n'ai pas grand-chose à dire sauf que cette descente en Ligue 2 était déjà effective avant puisque Paris et Toulouse ont gagné. Même s'il y a eu un semblant de suspense, ça ne change rien par rapport à notre résultat. On peut avoir des regrets mais ils sont tout sauf éternels. C'est ce que j'ai dit aux joueurs dans les vestiaires : que cette descente en Ligue 2 était déjà consommée avec des pertes de point invraisemblables accumulées sur les deux derniers mois. C'est le Football.
Quel est votre sentiment ?
Voir une équipe comme ça, avec ces noms sur le papier, descendre en Deuxième Division... C'est cruel, c'est la cruelle réalité du Football de haut niveau. On n'a pas été capables d'assurer ce maintien à un moment donné, il faut assumer aussi cette descente, ce que l'on va faire au niveau du club. La déception est forte. Il faut que cette déception ne prenne pas le pas sur l'action. Ca ne va pas être facile de repartir en Ligue 2. On va faire face avec des moyens différents et un dynamisme que l'on va, je l'espère, retrouver dès le premier match.
Qu'avez-vous dit aux joueurs ?
Encore une fois, que cette descente était consommée avant, malheureusement. On ne peut pas leur reprocher de ne pas avoir essayé sur ce match. Je leur ai surtout dit de me laisser leur numéro de téléphone car j'aurai beaucoup à parler avec eux la semaine prochaine...»
Posté le 16.05.2008 par rclens62
Selon vous, est-ce que Lens va se maintenir en Ligue 1 ? Si oui, qui va descendre ? Laisez vos commentaires...